29 avril 2010

Enfant 44

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4e de couverture : "Moscou, hiver 1953. Le corps d'un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Alors due la famille de l'enfant croit à un assassinat, Leo, agent du MGB, police d'Etat chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti: le crime n'existe pas sous le parfait régime socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée niais le doute s'installe... Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l'Oural, il va faire une troublante découverte: un autre garçonnet mort dans les ni nies conditions que celles de "l'accident" de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple..."

Je vais me faire des ennemis, mais je n'ai pas du tout aimé ! Je me suis profondément enuyée tout au long de 518 pages ! J'ai trouvé que c'était "fouilli-fouilla", trop de personnages, des héros qui ne sont pas ce qui sont, plus parano les uns que les autres. L'intrigue (le meurtre d'enfants) est dissolue dans la trame narrative au point qu'elle ne semble qu'un prétexte pour autre chose : dénoncer l'époque stalinienne. Mais de façon plutôt maladroite. J'ai trouvé que c'était "too much" !
J'ai trouvé beaucoup plus habile le livre de mon chouchou islandais,  Arnaldur Indridason avec L'Homme du lac (sur le contre-espionnage et la Stasi) ou Ian McEwan avec L'Innocent.

Les questions à répétition dans la narration sont lassantes et le style indirect également.

Bref, ce livre ne m'a pas convaincue. Un gros "bof" donc, en ce qui me concerne.


26 avril 2010

Le temps suspendu

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4e de couverture : " Attendre n'est pas mon fort. Attendre sans savoir a été la plus grande incapacité de ma vie ", déclare l'héroïne de ce roman. Et pourtant. Enseignante en formation continue, Maria se dépense sans compter pour ses classes de camionneurs et de femmes de ménage en quête d'une seconde chance. Enceinte à quarante-deux ans, elle accouche d'une grande prématurée. Commence alors la traversée d'un temps suspendu: pendant deux mois, derrière le hublot de la couveuse, Maria observe Irene sans comprendre si son bébé est en train de mourir ou de naître. Autour d'elles, un monde insolite, les banquettes de la salle d'attente et le langage crypté des machines de réanimation, les infirmières, les autres mères; et un médecin plus humain ou juste plus jeune. Un peu plus loin, le centre d'enseignement pour adultes, où immigrés et autres laissés-pour-compte du système scolaire essaient tant bien que mal de jouer les bons élèves. Enfin, en toile de fond, Naples, impitoyable mais captivante, est pour Maria tantôt la meilleure des compagnies, tantôt le pire obstacle. Dans un style rapide et allusif, Valeria Parrella invente une voix pour l'espoir et la hargne d'une femme devenue mère en sursis."

Maria, 42 ans, professeur de français dans un centre de formation continue napolitain, accouche d'une petite fille prématurée, née à 6 mois de grossesse.
Un sujet délicat qui ne peut que toucher chaque femme mais aussi les anciens bébés que nous sommes, prématurés ou non! Valeria Parrella aborde ce thème du nourrisson prématuré avec beaucoup de délicatesse et de retenue, sans tomber dans le pathos. Tout est dit pourtant à travers ce "temps suspendu" à l'avenir de la petite Irène et la souffrance de "ne pas savoir"! Tout le roman repose sur le "savoir", avec un jeu d'écho subtil entre le métier de Maria qui enseigne l'italien à des adultes laissés pour compte, parfois des immigrés, et son aventure personnelle de mère en devenir -ou pas. J'ai beaucoup aimé le clin d'oeil dans l'épilogue quand elle dit à son élève qui passe son examen : "Tu mets des points de suspension et moi, je vais boire mon café" !

Il est certain que ce roman ne peut pas laisser indifférent !

J'en ai beaucoup apprécié les petits moments d'humour (avec l'histoire des joints cachés sous les draps d'un landeau, par exemple) et de voir défiler la vie napolitaine, malgré ce temps suspendu à une petite fille et l'espoir qui est toujours présent dans ce livre, c'est ce qui fait son charme. Et le lecteur en est bien récompensé !

Cela faisait une éternité que je n'avais pas lu de littérature italienne, tellement longtemps que je ne me rappelle plus de quand date ma dernière expérience littéraire ! Il était donc temps que je renoue avec ce pays, d'autant plus que j'en ai quelques gènes qui se baladent en moi. Ce livre m' encourage à poursuivre l'aventure !

Ce roman a fait l'objet d'un film du même nom, sélectionnée par la Mostra de Venise en 2009.

Je remercie Suzanne de chez_les_filles et les Editions du Seuil pour l'envoi de ce livre.

Voir aussi l'avis d'Aifelle qui a aimé et celui de Cryssilda qui n'a pas aimé.

24 avril 2010

Un cadeau qui tombe à pic !

Je viens de recevoir de la part de Suzanne de chez_les_filles un roman !

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Un cadeau qui tombe à pic pour me remettre de mes malheurs avec ce tour opérateur, plus soucieux de ses bénéfices que de son image de marque et de ses clients.

Je commence dès à présent le livre qui ne pourra être que plus intéressant que toutes les énormités et les phrases à la limite de la courtoisie que j'ai lu ces dernières heures.

Wait and see, l'aventure continue car je n'ai pas dit mon dernier mot !

Vive la littérature !

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20 avril 2010

Histoires de gros sous

Pour tous ceux qui sont dans la même situation que moi, c'est-à-dire qui se voient opposer une fin de non recevoir (orale)  à leur demande de remboursement auprès de leur tour opérateur, je vous invite à consulter le site de 60 millions de consommateurs sur le sujet, qui est extrêmement clair !

Ne vous laissez par impressionner par les Tour opérateurs qui vous proposent de reporter votre voyage ou un avoir sous prétexte de "cas de force majeure" et qui refusent le remboursement ! C'est illégal. En effet, même si vous avez acheté un vol à forfait type "vol + hébergement ou autres prestations", si la prestation n'a pas été rendue, ils doivent vous rembourser en vertu de l'article L. 211-13 ou de l'article L. 211-14 du code du tourisme !

Adressez-leur un courrier en RAR en demandant explicitement le remboursement.

En ce qui me concerne, vu la façon dont tout cela s'est passé, j'ai bien l'intention de tout récupérer et de ne plus jamais repartir avec eux, de toute façon ! La "promenade en bateau" a ses limites ! LOL !

Edit du 22/04 : Vous pouvez également contacter l'association SOS-Usagers en cas de problème! La résistance s'organise pour être indemnisé conformément à ce qu'exige la loi. On ne lâchera pas le morceau. Si les Tours opérateurs perdent de l'argent ce n'est pas le problème du client, qui a légitimement le droit d'être remboursé et de choisir de ne pas reporter ses vacances (vous prenez vos vacances quand vous voulez, vous ? Moi non !). Le secrétaire d'Etat au tourisme va organiser une réunion lundi prochain pour proposer des solutions financières aux tours opérateurs. Donc, ils ne vont pas me faire pleurer...

La Commission européenne a mis en place un numéro d'aide au respect du droit des voyageurs :
(numéro gratuit) : 00 800 67 89 10 11

En tout cas, c'est mieux qu'un bon livre de science-fiction ou qu'un thriller tout ça !!!! Peut-être pourrais-je l'écrire une fois que je serai sortie de ma galère.......

Edit du 23/04: UFC Que Choisir publie à son tour un excellent dossier sur les différents cas de figures. Sachez d'ores et déjà que le fameux article L 211-16 derrière lequel s'abrite certains TO pour ne pas rembourser est nul et non avenu dans le cas de figure qui nous concerne !

Plus les jours passent et plus ma colère monte d'autant plus que je suis actuellement sans aucune nouvelle de mon TO...
Super intelligent pour son image commerciale. Je sais qu'il a 7 jours pour me rembourser intégralement mais vu toutes les âneries qu'il nous a raconté, il a intérêt à se dépêcher et à respecter les délais.

Un collectif d'usager s'organise, c'est ce qu'annonce le journal La Croix.

20h Vu comme on est traités, ça va hurler et certains tours opérateurs feraient bien de réfléchir à l'image commerciale désastreuse qu'ils sont en train de donner !!! Si dans l'avenir ils ont une baisse de clientèle, faudra pas pleurer.

En tout cas, je ne passerai plus jamais par ceux qui me prennent là pour la dernière des abruties : en plus de mon immense déception de ne pas être partie, il faudrait que je m'assoie sur mon porte-monnaie parce que je refuse de reporter mon circuit même dans un an (ben vi, je suis pas mariée avec les amis avec qui je devais et les tarifs sont rarement à la baisse)  !!!! Alors baisser les bras ? Même pas en rêve !!!! J'ai rien à perdre, tout est déjà en cendres, ça ne peut pas être pire.

Edit du 26/04 : Dans Le Monde d'aujourd'hui même : "Les professionnels du voyage invoquent, pour ne pas rembourser, l'article L. 211-16. Peuvent-ils le faire si cet article n'est pas présent dans leurs conditions générales et particulières de vente ? De plus, pouvez-vous confirmer que cet article les dispense uniquement de verser une indemnité ?

Gaëlle Patetta : Effectivement, cet article parle de l'exonération de responsabilité des agences de voyage en cas de force majeure. Il n'a cependant rien à voir avec la question de l'exécution du contrat et du remboursement ou de la prise en charge en cas de non-exécution du voyage. L'existence de cet article ne s'oppose donc pas à l'application des autres articles sur lesquels nous nous appuyons pour demander le remboursement ou la prise en charge (L. 211-13 et L. 211-14 du code du tourisme). D'ailleurs, la Commission européenne a confirmé notre analyse juridique dans un communiqué de presse jeudi 22 avril."

Et toc ! Je pense que la lettre que j'ai reçue va intéresser UFC,( d'ailleurs je leur ai envoyée, parce que je n'aime pas du tout la manoeuvre des TO qui essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes) !!!

Edit du 27/04 : L'Etat vient de prendre clairement position ! Voir ici sur Service public.fr

Vous pouvez également contacter le Centre européen des consommateurs France.

Enfin 60 Millions de Consommateurs a publié un nouvel article en ligne hier au regard notamment de l'attitude illégale de certains tours opérateurs. Il est important de témoigner sur leur site ou encore en leur envoyant un exemplaire du courrier que le Tour opérateur vous a envoyé refusant votre remboursement. Témoigner le plus largement possible afin que les medias TV et radio qui nous délaissent en ce moment reprennent l'affaire en main également.

Edit du 30 avril : Si vous êtes toujours en difficulté avec votre tour opérateur, que vous lui avez adressé un RAR de demande de remboursement et que la réponse ne vous convient pas, ou, qu'au bout de 3 semaines il ne vous a pas répondu, vous pouvez dorénavant saisir le médiateur. Cela n'empêchera nullement de saisir le justice si la médiation n'aboutit pas pas. Il ne faut pas avoir déjà entamé une procédure juridique pour saisir le médiateur. Toute les infos sont disponibles .

Bon courage à tous les lésés, comme moi ! On va y arriver ! Sachez également que le président de TourMag est très en colère contre les Tours opérateurs qui ne jouent pas le jeu du remboursement du client !

RESULTAT DES COURSES : J'AI GAGNE !!! Je suis remboursée intégralement ! Alors, ne vous en laissez pas conter, ne lâchez pas l'affaire !

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19 avril 2010

La légende d'Henry Smart

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4e de couveture :" « Avec La Légende d'Henry Smart, Roddy Doyle nous offre le portrait d'un sauvageon pure gouaille - entre Oliver Twist et Gavroche -, né dans les bas-fonds de Dublin au début du siècle. Comme il n'a rien à perdre et qu'il a l'âme d'un desperado, il rejoindra les révolutionnaires qui firent trembler Dublin lors des émeutes de 1916. C'est ainsi qu'Henry Smart se fera le défenseur des humiliés, passera quelques semaines en prison, entrera dans la clandestinité aux côtés des partisans de l'indépendance, luttera contre les troupes anglaises venues éteindre les feux de la guerre civile. Confession d'un idéaliste floué, tableau d'une époque gorgée de sang et de haines, La Légende d'Henry Smart éclaire le passé irlandais d'une lumière bien sombre, loin des mythes et des lieux communs. » André Clavel, Le Temps "

Encore une plongée dans l'histoire irlandaise de la fin du XIXe-début du 20e siècle puisque le roman s'achève sur la période de l'Etat libre irlandais de 1920.

Un style accrocheur, de l'humour et un personnage très attachant. Henry est effectivement un gamin pauvre des bas fonds de dublin, livré à lui-même à cause d'une mère complètement perdue, noyée dans ses grossesses à répétition et ses enfants morts et un père très gentil mais qui l'adore, mais handicapé (unijambiste) et trop pauvre également pour s'occuper de lui. Donc Henry s'aventure seul dans les rues de Dublin dès l'âge de 5 ans, avec son petit frère Victor, avec qui il forme un duo de choc.
Ses premiers mots de révolté de la vie, il les adresse au roi d'Angleterre et d'Irlande : "te faire foutre", sans comprendre le sens de ce qu'il dit. De fil en aiguille, Henry se retrouve engagé dans la lutte pour la cause irlandaise à l'âge de 14 ans (le fameux épisode de la prise de la Poste de Dublin de Pâques 1916) par le plus pur des hasards, un moyen comme un autre pour lui de survivre. Il y rencontre l'amour de sa vie, Miss O'Shea militante de la cause irlandaise avec qui il parcourera l'Irlande dans tous les sens et à vélo, sur le "Sans croupe". Une vie à changer d'identiter aussi, pour échapper aux vilains Blacks and Tans et leurs "auxies" (auxiliaires) envoyés par les Anglais pour mater les Irlandais. On croise au fil des pages Michael Collins et bien d'autres.

J'ai pris un grand plaisir à lire ce roman dont le sujet reste au demeurant fort triste puisqu'il évoque la pauvreté irlandaise, l'état de délabrement dans lequel se trouve le peuple, les tentatives de tout un chacun pour s'en sortir.
Outre le personnage de Henry, j'ai beaucoup aimé celui de sa grand-mère (jeune grand-mère d'une quarantaine d'années !), dévoreuse de livres malgré sa pauvreté extrême, donnant des informations à son petit-fils en échange de livres, et pas n'importe lesquels, des livres exclusivement écrits par des femmes ! Assez rigolo.

Ce que j'aime avec Roddy Doyle, c'est que tous ses livres ont un style très différents. Rien à voir ici avec Paddy Clark ou La Femme qui se cognait dans les portes, c'est encore différents de tous les autres.

17 avril 2010

A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels ?

Aéroports au nord de la ligne Nantes/Lyon fermés jusqu'à lundi 8h. Me voilà bien dans la mouise.

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Si je comprends parfaitement que la sécurité prime sur le reste, je ne comprends absolument pas qu'on laisse les voyageurs ainsi.

Mon Tour Opérateur (un avec qui je n'ai encore jamais voyagé et pourtant fort connu) qui ne daigne même plus répondre au téléphone ni aux emails. Juste une ligne sur son site, le stricte minimum. Et en cas d'impossibilité de départ, il est juste proposé un report du voyage. Mais on ne prend pas ses vacances quand on veut et certains pays sont pas agréables à visiter à une autre époque. Aucun remboursement envisagé... Hum, ça fait désordre. A situation exceptionnelle, moyens exceptionnelle non ? S'il ne rembourse pas, c'est tout bénéfice pour lui. Pour ne pas dire les choses autrement.

Je pense que les voyageurs n'ont pas intérêt à se laisser marcher sur les pieds et à entrer en contact les uns avec les autres pour faire bouger les choses et arriver à se faire rembourser intégralement en cas d'impossibilité de départ à la date dite.

Voilà, c'était mon coup de gueule du jour. Exceptionnel lui aussi. Totalement hors sujet par rapport à la littérature. Quoi que...

Edit du 18 avril 11h : C'est mort pour moi ! En cendres notre voyage. Bouh ! Mais là n'est pas le pire (Il vaut mieux rester chez soi que de risquer sa vie en avion ou rester planter dans un coin de la planète). Le pire c'est que le tour opérateur, que nous avons dû contacter nous-mêmes (pas d'info perso du voyageur!), nous annonce qu'aucun remboursement n'est possible sous prétexte de "cas de force majeure". Juste un report de voyage ou un avoir valable un an (et on a l'impression que c'est un grand honneur qu'on nous fait là).

Les témoignages des uns et des autres sont les bienvenus.

Si les tours opérateurs existent, c'est parce qu'il y a des voyageurs. Faudrait peut-être pas qu'ils oublient ce "détail". Le gouvernement pourrait mettre la main à la poche également pour indemniser les uns et les autres.

On nage en pleine science-fiction :)

Edit du 18/4 : 14h : c'est merveilleux quand même, en fonction de la personne que l'on a au téléphone, nous n'avons pas la même réponse. Là faut qu'on aille à l'aéroport alors que leur site dit le contraire. Et que les réponses écrites par email ne viennent toujours pas. Je sens que je vais leur péter le scandale du siècle dans pas longtemps. C'est vraiment prendre les gens pour moins que rien.

Edit du 18/4 : 20h : pas de départ possible demain, contrairement à ce qui nous a été dit oralement. Journée de
yo-yo particulièrement épuisante, avec course à l'info cohérente. On doit les contacter demain (l'inverse n'est pas possible apparemment!!). Bref, valise moitié faite moitié défaite, et si faut se téléporter à l'aéroport dans les 5 minutes qui suivent, ça va pas le faire. Transfert par car dans le sud, voilà la trouvaille qui nous pend au nez. Le truc c'est qu'on ne part pas la porte à côté mais bien à l'autre bout du monde...

Edit du 19/04 : midi : pas plus de news qu'hier soir si ce n'est qu'on ne peut pas partir aujourd'hui (on savait déjà depuis hier 2oh). On continue de camper à côté de notre valise en se demandant si par hasard elle aurait une fonction cachée type "valise volante" pour se téléporter comme par magie à l'aéroport dans les 5 min qui suivent... Le campement cessera demain quoi qu'il se passe,  parce qu'après, de toute façon, on ne pourra pas reporter quoi que ce soit, vacances non extensibles et voyage lointain donc si c'est pour arriver et repartir tout de suite, ça rime à rien du tout.

En attendant ma PAL ne baisse pas car je n'arrive pas à lire quoi que ce soit, pas assez concentrée.

Edit du 19/4 20h : pas de départ possible. donc REMBOURSEZ ! (et pas de magouilles ! LOL)

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13 avril 2010

Dans ma valise...

... après moult réflexions et tergiversations :

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(Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil est mon dernier "craquage" en date) et aussi

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où je me fie à l'avis de quelqu'un de la blogosphère qui se reconnaîtra sûrement

mais aussi

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dont j'ai lu tant de bien !

C'est vrai qu'avec 14 heures d'avion et des kilomètres en car, je pense avoir de quoi bouquiner et faire maigrir ma PAL, tout en profitant à fond de mon voyage !

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06 avril 2010

Le testament caché

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4e de couverture : "Roseanne McNulty a cent ans ou, du moins, c'est ce qu'elle croit, elle ne sait plus très bien. Elle a passé plus de la moitié de sa vie dans l'institution psychiatrique de Roscommon, où elle écrit en cachette l'histoire de sa jeunesse, lorsqu'elle était encore belle et aimée. L'hôpital est sur le point d'être détruit, et le docteur Grene, son psychiatre, doit évaluer si Roseanne est apte ou non à réintégrer la société. Pour cela, il devra apprendre à la connaître, et revenir sur les raisons obscures de son internement. Au fil de leurs entretiens, et à travers la lecture de leurs journaux respectifs, le lecteur est plongé au coeur de l'histoire secrète de Roseanne, dont il découvrira les terribles intrications avec celle de l'Irlande. A travers le sort tragique de Roseanne et la figure odieuse d'un prêtre zélé, le père Gaunt, Sebastian Barry livre ici dans un style unique et lumineux un roman mystérieux et entêtant."

Attention pépite ! J'ai englouti ce livre en quelques jours, littéralement prise par la spirale infernale de l'Histoire de l'Irlande et du destin particulier de Roseanne Clear.

A priori, en ouvrant ce livre, je m'attendais à une thématique pure sur les "Magdalen Sisters", fait social irlandais que le cinéaste Peter Mullan a rendu célèbre aux yeux du public par le film éponyme. Or, si le roman de Sebastian Barry aborde sans conteste ce fait, il va beaucoup plus loin en montrant à travers le destin personnel de Roseanne, comment l'Histoire du pays ont eu un impact direct sur la vie personnelle.

Le lieu où est enfermée l'héroïne depuis soixante ans est en fait peu présent dans le roman (contrairement au film de Peter Mullan qui s'attardent plus à montrer le sadisme des religieuses à l'égard de leurs pensionnaires). Ici le récit s'échappe hors les murs, à Sligo où elle a grandi, mais aussi dans le village reculé Strandhill et sa plage. C'est l'Irlande du mont Ben Bulben, du mont Knocknarea qui abrite le tombeau reine Maeve, d'une Irlande pétrie de secrets, de légendes, de mystères. Mais aussi d'Histoire. Et c'est là que Sebastian Barry plante le décor et promène le lecteur, ne le ramenant dans les murs de l'hôpital psychiatrique de Roscommon que de brefs instants.

Sebastian Barry laisse la parole alternativement à la vieille dame centenaire (qui d'ailleurs n'est plus très sûre de son âge) et à son médecin psychiatre, le docteur Grene, veuf, qui a beaucoup d'affection pour elle. Roseanne entreprend d'écrire ses mémoires ou plutôt un "témoignage sur elle-même" alors que l'hôpital psychiatrique de Roscommon où elle enfermée depuis 1957 va être détruit. Il y a donc urgence. Et parce qu'il y a urgence, le médecin doit enquêter sur la vie de ses patients pour savoir s'ils sont aptes au retour à la vie "civile" ou non. Mais cela semble une question vaine, un prétexte à bien autre chose quand, comme Roseanne, on est centenaire et que votre vie a été rayée de la société des hommes.

Par l'écriture, Roseanne tente donc de se réapproprier sa vie. Et le carnet du docteur dévoile peu à peu son enquête sur sa patiente, (mais aussi sur lui-même), sur les écrits que le Père Gaunt a laissé sur elle : des écrits qui, a priori, parraissent un peu trop "soignés" pour être totalement exacts. Car Le testament caché n'est pas une enquête sur la vérité d'exactitude des choses mais sur la mémoire, sur une "vérité utile",  sur la manière dont chacun peut interpréter des événements qui se sont déroulés, soixante ans auparavant, dans les années 20, dans une Irlande malmenée par l'Histoire (notamment la guerre civile engendrée par l'avènement de l'Etat libre), où l'Eglise catholique joue un rôle sans cesse grandissant dans la société, s'immiscant sans complexe dans la vie privée des gens."Dans une large mesure, Roseanne et le Père Gaunt se sont tous deux montrés aussi sincères qu'il leur était possible, compte tenu des caprices et des ruses de l'esprit humain" remarque le docteur Grene.

Sans cesse Roseanne est accâblée dans sa destinée par une Eglise et une société étriquées, bien plus soucieuses du "qu'en dira-t-on" que du bonheur individuel.Mais le destin lui révèle cependant bien des surprises et au lecteur aussi ! Si l'on se demande tout au long du récit pourquoi Roseanne a été internée et que l'on s'en doute, on se demande surtout QUI est coupable de cette infâmie. Ce n'est pas celui qu''on croit. Je n'en dis pas plus si ce n'est qu'on ne le découvre qu'à la fin, avec plusieurs surprises de taille qui m'ont de ce point de vue-là laissée un peu perplexe !

Roseanne et le docteur Grene sont deux personnages vraiment attachants, émouvants et pétris d'humanité. On les laisse avec regret. J'ai vraiment passé un très bon moment avec Le testament caché qui est le premier livre que je lis de cet écrivain irlandais, de père britannique et de mère irlandaise, considéré comme l'un des meilleurs de sa génération. Il puise l'inspiration de ses romans dans l'histoire personnelle de sa famille et le personnage de Roseanne lui a été inspiré par une de ses grande-tantes, semble-t-il. On retrouve ici le personnage d'Eneas McNulty, qui semble être le même que celui des Tribulations d'Eneas McNulty (paru chez 10/18).

Je remercie très vivement  alapage

de m'avoir permis de le découvrir cet écrivain ! Le testament caché a obtenu le Prix Costa Book of the Year en 2008 et en 2009 le Prix Hughes and Hughes Irish Novel of the Year. Et je trouve que c'est amplement mérité !

Voir aussi l'avis de Keisha et de Pascale grâce à qui j'ai découvert le livre .

05 avril 2010

Grand prix littéraire des lectrices

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Les inscriptions pour candidater comme jury du Grand Prix littéraire des lectrices de Elle pour 2011 sont ouvertes !
Pour tenter votre chance, voir le lien ici.

J'ai postulé sans me prendres la tête. On verra bien.

Par ailleurs, j'ai pris connaissance de l'affaire qui secoue la blogosphère littéraire depuis samedi et je tiens à apporter tout mon soutien à Cynthia qui a été insultée, très bassement traitée de "pétasse" et j'en passe, par un homme qui se dit écrivain, mais qui oublie un peu vite que s'il existe c'est grâce à ses lecteurs. En tout cas, vu les propos de l'individu et son mépris, qu'il ne compte pas sur moi pour un jour acheter un de ses livres...

Sur ce, je vous souhaite un très bon Lundi pascal :)

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