28 décembre 2010

Avec vue sur l'Arno

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4e de couverture : "Lucy Honeychurch n'aurait jamais pu partir à la découverte de l'Italie comme toute jeune Anglaise de bonn famille sans la surveillance d'un chaperon zélé, sa cousine Charlotte. A leur arrivée à Florence, les deux voyageuses constatent avec dépit que la chambre qui leur a été réservée n'a pas de vue sur l'Arno. En violation de toutes les convenances, deux inconnus, M. Emerson et son fils George, leur proposent de leur échanger la leur qui, elle, donne sur le fleuve. L'attitude cavalière de George envers Lucy et le peu de résistance qu'elle lui oppose poussent Charlotte à décider d'abréger leur séjour. Mais le hasard va de nouveau réunir les Emerson et les Honeychurch, en Angleterre cette fois... Un roman délicieux sur l'éveil des sentiments et le poids des conventions sociales par un des maîtres de la littérature anglaise."

S'il y a des personnages que l'on a vraiment envie de "claquer" du début à la fin, c'est bien cette vieille fille de Charlotte qui a un avis sur toutes choses et, de préférence, à la place des autres, en particulier, évidemment, de sa cousine Lucy. On ne peut lui trouver aucune qualité, mais bien que de l'hypocrisie (la fin du roman est d'ailleurs édifiant à son égard). L'autre personnage très agaçant et Cecil, le fiancé de Lucy. Il n'a pas encore compris que penser à la place des gens, et surtout des femmes, ne va pas beaucoup l'aider.
Quant aux Emerson, ils sont "excentriques" au regard de leur époque. Ils ne réflèchissent pas aux conventions, ils font ce qui leur semble bien. En particulier George, franchement impulsif ! Toute l'intrigue reposant sur ce fameux baiser volé à Lucy au milieu d'un pré de violettes.

Si j'ai eu quelque peu de mal à entrer dans l'histoire pendant les deux premiers chapîtres, je me suis totalement laissée emporter pas les pages suivantes. J'ai beaucoup apprécié l'ironie très sarcastique de E. M. Forster, son  humour (et je pense qu'il faut relire le livre une fois terminé car la narration est riche, dense et laisse sans doute échapper des choses). De l'originalité dans la narration elle-même où le narrateur commente l'attitude des personnages.

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir cet auteur, et en particulier ce roman,  dont je n'ai lu quasiment que de bonnes critiques. C'est chose faite et j'ai eu de la chance car l'ouvrage n'est plus édité en France, ce qui est assez incompréhensible. On le trouve cependant d'occasion (mais à un prix déraisonnable) ou dans les bonnes bibliothèques. Je ne sais pas si c'est également le cas pour ses autres roman, mais j'espère que non, car j'ai l'intention des les découvrir, en particulier Sur la route des Indes.

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26 décembre 2010

La dernière énigme

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4e de couverture : "Lorsque Gwenda avait vu la villa, elle n'avait pas hésité une seconde. C'était exactement ce qu'elle cherchait. Démodée peut-être, mais charmante... Gwenda s'y était sentie chez elle dès le premier instant. Pour un peu, cette maison aurait pu être celle de son enfance : chaque pièce évoquait en elle des souvenirs confus... Son imagination lui jouait des tours, bien sûr. Comment pouvait-elle reconnaître cet endroit puisqu'elle n'avait jamais mis les pieds en Angleterre auparavant ? Pourtant, tout lui était familier... Pourquoi s'était-elle sentie glacée de terreur en regardant dans le hall, du haut de l'escalier ? Pourquoi ? La villa était-elle hantée ? Ou bien Gwenda devenait-elle folle ?"

Au départ, on se croit embarqué pour une histoire de maison hantée. Mais au fur et à mesure, Agatha Christie abandonne cette piste et retourne les codes du genre pour aller beaucoup plus loin. Bon, commenter un roman de la reine du crime sans en dévoiler les rouages, ça n'a rien d'évident. Ce que je peux dire c'est que le personnage qui monopolise l'attention de Gwenda, son mari et... Jane Marple  est une femme disparue mystérieusement il y a des années. Les trois acolytes se lancent donc dans un interrogatoire serré des principaux hommes qu'elle a fréquenté, car, apparemment c'était une femme à hommes, presque une nyphomane, selon l'un deux. Les fausses pistes ne manquent pas. Et bien évidemment la fin est inattendue et renversante (c'est du moins ainsi que je l'ai ressentie).

Bref, les retrouvailles avec Agatha Christie ont été une réussite avec ce premier volume pioché au hasard (ce roman est de 1976). Je me suis délectée des astuces de cette reine du crime so british qui n'a pas pris une ride. Une vraie bonne lecture de vacances d'hiver.

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17 décembre 2010

Agatha & moi

Agatha et moi, on s'est connues à l'adolescence, puis on s'est perdues de vue. C'est en tout cas l'un des écrivains qui m'a fait perséverer dans la lecture à un âge où l'on a plutôt tendance à délaisser les livres.

Depuis quelques semaines j'ai une idée fixe : (re)constituer ma collection d'Agatha Christie. Après une inspection minutieuse des fins fonds de la bibliothèque familiale, j'ai retrouvé quelques specimens (malheureusement en piteux état car le temps n'est pas l'ami des livres de poche) mais d'autres ont mystérieusement disparu... L'occasion rêvée pour faire un tour en librairie et voici l'ampleur du "désastre" (avec un prédilection pour les titres qui me sont inconnus) :

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J'ai eu le malheur de repérer Rendez-vous à Bagdad, chez Choupynette et son billet alléchant et voilà, hop, un de plus  !

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C'est donc sans trop d'effort supplémentaire que je me suis inscrite au challenge

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organisée par George.

Bref, 2011 s'annonce plutôt bien mais il va falloir des étagères supplémentaires à ma bibli pour faire une place d'honneur à Agatha :)

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13 décembre 2010

Masse critique de Noël

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Nouveauté : pas besoin d'être blogueur pour participer. Il faut juste être inscrit sur leur site et, en échange d'un livre faire une critique. Les inscriptions, c'est à partir du 15.

A vos claviers et bonne chance !

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11 décembre 2010

Just kids

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4e de couverture : "Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l'un de l'autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d'ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre. Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l'ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite. "

J'ai découvert une autre Patti Smith, celle d'avant la scène rock internationale. Une autobiographie qui se veut surtout un hommage à Robert Mapplethorpe (qui deviendra un grand écrivain américain), l'homme de sa vie, à qui elle avait promis d'écrire leur histoire. C'est un bien bel hommage que j'ai lu là, de la part. Elle a vécu pour l'amour et pour l'art dit-elle, en reprenant une citation, et ça se sent. Ces deux-là ont tout partagé, même dans les coups durs. Un couple fusionnel malgré la séparation. Un couple très romantique.

Un récit dans un style étonnamment simple mais poétique, qui immerge le lecteur dans le New-York de l'underground des années 60-70. On y croise une foule de personnages hauts en couleurs, connus ou non. Je connaissais - un peu - Patti chanteuse. Ce livre donne enviede la connaître écrivain, et artiste visuelle.

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Lu dans le cadre du

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03 décembre 2010

Le cri de l'engoulevent

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4e de couverture : "Qui a vu l'engoulevent voit sa mort ", dit un proverbe tant suédois qu'iranien à propos d'un oiseau connu aussi pour annoncer le printemps. La ville tranquille d'Uppsala est le théâtre d'une série d'actes de vandalisme. Les vitrines de la rue commerçante volent en éclats et un jeune homme est retrouvé assassiné. Des groupes néo-nazis aux populations immigrées, tout le monde est suspecté, jusque dans les rangs de la police. À peine revenue de congé parental, la commissaire Ann Lindell partirait bien en vacances : elle peine à calmer les ardeurs de son collègue Ola, et on vient de l'inviter en voyage en Thaïlande. Qui ? Le bel Edvard. Son amant perdu, le seul homme avec lequel elle aurait bien voulu vieillir."

Que dire si ce n'est qu'une fois de plus, les Nordiques excellent dans le genre du polar "social". Après Mons Kallentoft, voici que je découvre Kjell Eriksson et je dois dire que j'ai a-do-ré !

L'écrivain allie avec brio le suspens à l'étude minutieuse de la société suédoise contemporaine. On croise dans ce roman un adolescent iranien et sa famille (qui se réume à une mère et à un attachant grand-père), des coeurs brisés, une commissaire toujours amoureuse d'un ex qu'elle croyait oublié, des immigrés, une police suédoise qui déraille, un assassin, des neo-nazis prêts à en découdre, des paysans suédois et le fameux engoulevent, cet oiseau si particulier, qui fait, dans le récit, le "lien" entre la Suède et l'Iran. Bref, un mélange détonant, un roman foisonnant, une étude au scalpel et une solution à l'énigme tout à fait suprenante ! Je ne peux pas en dire plus mais j'ai dévoré ce pavé de 381 pages sans m'ennuyer un seul instant.

Un coup de coeur pour mon jury, tout en sachant que l'autre roman policier proposé, dans un genre tout à fait différent, l'est également ! Dilemne cornélien ou ex-aequo, telle est la question...

Encore une série policière à suivre (d'autres livres du même auteur sont déjà parus en poche, avec le même personnage principal, la commissaire Ann Lindell.

Décidément, il y a de quoi être débordée avec les Nordiques : entre Arnaldur Indridason - qui devrait publier un nouveau roman en février 2011 -, Mons Kallentoft - nouveau roman en mars 2011 - et Kjell Eriksson, je ne sais plus où donner de la tête! Trop dure la vie :).

Du coup, j'en ai oublié l'anniversaire de mon blog le 28 novembre : un an déjà et quelle belle aventure !
Merci à toutes (et tous, pour les rares de l'espèce masculine à mettre les pieds ici) pour vos avis, lectures et commentaires. Ma PAL a explosé, s'y ajoute l'expérience tout à fait géniale du Grand Prix Littéraire des Lectrices de ELLE et quelques partenariats forts sympathiques. Je dois dire que je n'en attendait pas tant en me lançant dans la blogosphère littéraire et que je suis la première surprise ! Je manque juste de temps pour m'investir encore davantage, mais c'est déjà pas mal...

Lu dans le cadre du

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