28 juin 2011

Rob Roy

 

Pour varier les plaisirs écossais, j'ai revisionner THE film kiltissime de cap et d'épée : j'ai nommé Rob Roy de Michael Caton-Jones (1995) avec Liam Neeson et Jessica Lange notamment.

 

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Déjà ça vaut son pesant de cacahuètes de voir Liam Neeson, Irlandais de son état, en kilt de surcroît, jouer le rôle de Rob Roy, alias Robert MacGregor, héros écossais haut en couleurs (sachant qu'a priori Ecossais et Irlandais ne s'apprécient pas trop, historiquement parlant).

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Rob Roy a réellement existé et au fil du temps, son image a été sublimée et modifiée, comme tout mythe qui se respecte. C'était un chef de clan d'un village des Highlands, luttant pour la survie des siens et tenant tête à une aristocratie moisie jusqu'à l'os et cruelle au possible. Regardez-moi ces têtes :

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On passe un excellent moment dans ce film qui réunit tous les clichés du film de cape et d'épée (batailles, bagarres, mais aussi amooouuur, meurtres, vilains pas beaux d'un côté et gentils opprimés de l'autre), avec en prime les magnifiques paysages et la musique écossaise envoûtante. On quitte tout de suite son fauteuil pour rejoindre cette histoire de Robin des Bois à la sauce scot.

Pour les fans, sa tombe existe, paraît-il (cliquer sur le lien Rob Roy pour en savoir plus).


J'ai passé un excellent moment donc je ne peux que vous recommander ce divertissement.

 

 

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26 juin 2011

44 Scotland Street

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4e de couverture : "Quand la jeune Pat pousse la porte du 44 Scotland Street, elle espère prendre un nouveau départ. Entre son colocataire, un beau gosse insupportable et terriblement séduisant, et son excentrique voisine de palier, Domenica, la voilà entraînée dans une nouvelle vie au coeur de l'Edimbourg bohême. Son travail à la galerie Something Special s'annonce pourtant un peu morne. Sauf que Pat découvre au fond de l'obscur endroit un tableau qui pourrait bien valoir son pesant d'or et transformer sa vie ! D'abord publiées sous la forme d'un roman-feuilleton, ces chroniques d'Alexander McCall Smith brossent avec humour et tendresse la société d'Edimbourg et composent, entre chassés-croisés amoureux et intrigues haletantes, une savoureuse galerie de portraits."

 Ce livre relève d'un défi : celui dans lequel s'est involontairement trouvé embringué Alexander McCall Smith qui, ayant discuté avec Armistead Maupin, auteur des Chroniques de San Francisco, regrettait que les journaux quotidiens ne publient plus des romans-feuilletons, comme du temps de Dickens. Ce propos est tombé dans l'oreille du comité de rédaction du journal The Scotman qui demanda à McCall de relever le "challenge". Il s'agit de raconter une histoire par jour ayant pour toile de fond Edimbourg et ses habitants. D'où la structure en feuilleton de ce roman, qui peut dérouter certains lecteurs parce que l'on saute d'un personnage à l'autre, d'une intrigue à l'autre. Pourtant, tout se tient et le récit se fait de plus en plus prenant car les personnages sont particulièrement attachants et les traits d'esprit de l'auteur bien pimentés.

La jeune Pat, la vingtaine, en deuxième année sabatique, va habiter en colocation chez un insupportable bellâtre,Bruce, agent immobilier de son état - incompétent - un zeste mégaloman dont elle tombe cependant sous le charme (ouais, hein, pauvre fille !). Sa meilleure confidente et conseillère est l'excentrique voisine Dominica MacDonald. En année sabatique, il lui faut tout de même gagner un tout petit peu sa croûte. Elle trouve un semblant de travail chez Mattew, un galeriste qui vit sous la houlette de papa qui survient à ses besoins. Une galerie qui a quelque chose de spécial donc - comme l'indique son nom -  mais où l'aventure commence vraiment là parce qu'elle cache dans son bazar de tableaux au rebus un Peploe. Mais est-ce vraiment un Peploe ?. Du coup le tableau se voit renommer "Peploe ?" Comment, vous ne savez pas qui est Peploe ? Mais un peintre écossais de la fin du  XIXe fort célèbre dont les toiles représentent Mull vue d'Iona, à moins que ce ne soit l'inverse...
Mais voilà que cet abruti de Bruce en fait un lot de tombola... que quelq'un gagne pour le revendre à son tour. Et c'est là qu'intervient... Ian Rankin !!


On ne peut pas vraiment en dire davantage sur l'intrigue. Mais ce roman révèle bien de surprises, tant sur les personnages que sur le fond du décor édimbourgien. D'ailleurs, il paraît qu'à Edimbourg, il y a des voies de chemins de fer cachées en sous sol (j'ai pensé à Harry Potter, est-ce un clin d'oeil à l'auteur écossaise à succès ?). C'est sans doute aussi le seul endroit au monde où l'on rencontre un colley noir qui pue, répondant au prénom de Cyril et au sourire étincelant...
J'ai bien l'intention de vérifier tout ça sur le terrain dans quelques semaines et d'embarquer avec moi le 2e tome de cette histoire, Edimbourg Express...

Une lecture très divertissante cette chronique de vie écossaise, où Alexander McCall Smith réussit avec brio à faire vivre son petit monde, avec humour et tendresse.

J'oubliais, il y a aussi une histoire de kilt, qui révèlera la question qui nous taraude toutes...: ).

 

 

 

 

 

 

18 juin 2011

Ce que savait le chat

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4e de couverture : "Depuis le terrible accident de voiture dont a été victime sa maîtresse Lu Aguilar, Richard Jury traîne
son spleen dans les couloirs de l'hôpital londonien où est soignée la jeune femme. Le commissaire va cependant devoir s'éloigner de celle qu'il aime. En effet, on l'envoie enquêter sur le meurtre d'une jeune femme sauvagement assassinée dans le jardin du Chat noir, un pub situé dans un village en dehors de son secteur. Bibliothécaire discrète au physique banal, Mariah Cox était méconnaissable au moment de sa mort. Elle qui portait d'ordinaire des tenues passe-partout était vêtue ce soir-là d'une splendide robe haute couture. Une crinière rouge flamboyante avait remplacé ses cheveux châtain terne. L a bibliothécaire menait-elle une double vie, en se faisant entretenir par de riches amants ? Une activité illégale lui permettait-elle de s'offrir une garde-robe aussi luxueuse ? Avec le chat noir mascotte du pub pour seul témoin, Jury ne dispose que de très peu de pistes. Pourtant, il y a urgence. Car d'autres jeunes femmes en tenue de gala sont assassinées à Londres, et il se pourrait bien qu'un serial killer sévisse dans la région."

Un livre où vous en apprendrez un rayon sur les chaussures de luxe, les Jimmy Choo, les Manolo blahnik et autres Christian Louboutin. Parce que les trois jeunes-femmes victimes d'un meurtrier en série avaient pour habitude d'être bibliothécaire ou secrétaire le jour et excort girls d'ultra-luxe la nuit. Mais pourquoi, on ne le saura jamais vraiment.

C'est aussi le premier polar où je vois un chien et un chat qui tapent la discut entre eux (sans être compris des humains). Mais ça ne sert pas l'intrigue non plus. Donc c'est assez rigolo... jusqu'à un certain point.

Le mobile du crime reste très stéréotypé, comme les personnages en fin de compte,  et le suspense reste  à chercher. D'ailleurs je n'aime pas le portrait qu'elle dresse des bibliothécaires !

Premier polar que je lis de cette Amércaine qui tente d'écrire des livres à la british. Mais je ne recommencerai pas. Apparemment ce livre fait partie d'une série mais ça ne suffit pas à expliquer le fait que je ne l'ai pas apprécié.C'est plutôt que c'est du "tout formaté prêt à digérer".

 

 

11 juin 2011

A gagner chez Babelio !

10 exemplaires de ce polar :

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4e de couverture : "Jack et Melissa sont les parents adoptifs d’une jolie petite fille de neuf mois, Angelina. Alors que cette famille idyllique semble nager dans le bonheur, ils apprennent que l’organisme qui s’est chargé de l’adoption ne s’est pas assuré que le père naturel de l’enfant avait signé une renonciation à la paternité. Garrett Moreland, le jeune père de 19 ans, fils d’un juge influent et bon-à-rien notoire, réclame à présent son enfant. La loi est contre Jack et Melissa, mais ils comptent sur le coeur du juge pour entendre leur supplique : ne pas être séparés de leur fille. Qui pourrait avoir le coeur assez dur pour leur arracher cet enfant ? Malheureusement le juge Moreland et son fils Garrett semblent être mus par d’autres desseins que le simple fait de recomposer une famille ou de retrouver leur descendance. Le juge donne trois semaines à Melissa et Jack pour se préparer à perdre Angelina. Ces trois semaines-là, Jack et Melissa vont les passer à chercher la faille dans l’armure du juge, avec l’appui d’un ami flic : une faille d’abord fragile, insaisissable, mais prend peu à peu les contours d’un personnage abject, bien caché derrière sa figure d’homme respectable. C’est le début d’une descente aux enfers, et personne ne sait jusqu’où il peut tomber…"

A vous de jouer, et c'est ici en vous connectant à votre compte.

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L'Antarctique

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Si vous aimez Nuala O'Faolain, vous aimerez Claire Keegan : sans même savoir que la première avait encouragée la seconde à publier (même si c'est clairement écrit sur la 4e de couverture !), j'ai retrouvé la même force et le même mordant dans ce recueil de nouvelles et cela m'a hantée pendant une bonne partie du livre.


Commencer la première nouvelle de Claire Keegan, "L'Antarctique", c'est ne plus lâcher le recueil avant de l'avoir terminé jusqu'au dernier mot. Dans une écriture simple, mais dense par tous les sous-entendus qu'elle soulève, l'écrivaine plante le décor dans la campagne irlandaise ou américaine (mais ça pourrait très bien aussi se passer en France) et raconte la vie des femmes, le machisme ordinaire qui veut, par exemple, que jusqu'à une certaine époque, les femmes ne conduisent pas, et tant d'autres petits détails qui montrent un asservissement parfois inconscient. Avec beaucoup d'ironie et d'humour ses héroïnes font face. Unetelle prendra le volant dans une situation critique sous l'oeil médusé du mari, une autre victime de discrimination par rapport à la beauté de sa soeur mais pas stupide pour autant, trouvera le moyen tout simple pour que cela cesse. Toutes ces femmes ont joué le rôle que la société et l'univers des hommes leur assignaient, jusqu'au jour où elles ont décidé que ça suffisait. Et leur réplique est le plus souvent pimentée comme du Tabasco, mais parfois beaucoup plus tragique... On peut difficilement en dire davantage parce que ces nouvelles se dégustent et la fin est toujours une surprise. Le génie de Claire Keegan c'est aussi de ne pas tout dire, de mettre en évidence les non-dits et de laisser le lecteur en tirer les conséquences. Tous ses personnages ne sont pas forcément ce qu'ils ont l'air d'être jusqu'au jour où...

Les nouvelles qui m'ont le plus marquée : "Les hommes et les femmes", "Les soeurs", "Le sermon à la Ginger Rogers", "L'amour dans l'herbe haute", "La soupe au passeport", "On n'est jamais trop prudent" et "L'Antarctique". Mais j'en oublie sûrement !

Quelques citations :
"Etre pêcheur c'est à peu près comme être serveuse. Des inconnus vous racontent toutes sortes de choses."
" Elle a des taches de rousseur partout, comme si quelqu'un avait trempé une brosse à dents dans la peinture et l'avait éclaboussée"

Ce livre est la première publication en France de Claire Keegan en 2010 (mais il date de 1999 !). Merci à l'éditrice Sabine Wespieser de nous faire connaître cette pépite irlandaise. Son deuxième livre, Trois Lumières, vient d'être publié et il est déjà dans ma PAL ! Affaire à suivre donc !

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05 juin 2011

La maîtresse de mon amant

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4e de couverture : "Quand Marcus, jeune architecte au charme mystérieux, lui propose de partager son loft londonien, Lily accepte sans hésiter. Mais, dès son arrivée, elle éprouve un sentiment de malaise. L'appartement garde les traces de l'ex-petite amie de Marcus, brutalement disparue. Intriguée, Lily cherche à percer ce mystère. L'image de cette rivale la hante, la poursuit."

Ce roman est divisé en quatre parties. Dont la première se situe avant la "révélation". Et c'est la plus réussie. Maggie O'Farrell arrive à distiller un suspense infernale qui fait avaler les cent quatre-vingt-deux pages en un rien de temps. On se dit que l'on tient là un "page-turner" fascinant. Maggie O'Farrell adopte là le point de vue de Lily la nouvelle colocataire et aussi petite-amie de Markus, un bellâtre que l'on sent tout de suite trop propre sur lui pour être tout à fait honnête, surtout quand il affirme que Sinead, son ex, n'est "plus de ce monde". Troublée Lily mène l'enquête, jusqu'à friser la folie. Le récit est à ce stade proche du fantastique et le lecteur ne sait plus trop à quel saint se vouer. Lily a-t-elle perdu la tête, est-ce la jalousie qui lui fait voir Sinead partout dans l'appartement et dans une librairie...

Soudain, au bout de ces 182 pages, THE révélation (que je ne peux évidemment pas dévoiler). Et THE catastrophe pour la suite du roman  (que je ne peux pas non plus dévoiler) qui tombe dans une platitude décevante. Plus de suspense. Et surtout une évidence tellement énorme qu'on se demande à quoi servent les trois autres parties du livre : Marcus est un coureur de jupons et un goujat de première. Bref, tout ça pour ça. Sans surprise finale, même dans le bush australien, qui frôle l'invraisemblance.

Une déception donc, pour ma première lecture de Maggie O'Farrell. Je retenterai néanmoins l'expérience avec un autre titre en me disant que celui-ci était juste une mauvaise pioche. Dommage. Parce que c'est pourtant sublimement écrit et j'ai vraiment apprécié la manière dont elle décortique chaque geste, chaque micro-événement.

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