27 avril 2013

La 5e saison

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4e de couverture : "Le printemps vient de commencer à Linköping. La célèbre inspecteur Malin Fors vit avec Peter, ne boit plus et envisage de faire un enfant. Mais ce calme est de courte durée. Très vite, les saisons se détraquent et la petite ville suédoise perd toute sérénité. Une femme atrocement mutilée est retrouvée au coeur de la forêt. Ses blessures rappellent l'affaire "Murvall". Maria Murvall, murée dans le silence depuis qu'elle a été agressée avec une rare sauvagerie. Malin n'avait jamais pu l'oublier et s'était jurée de découvrir un jour quel monstre l'avait plongée dans cet état. Les cadavres se succèdent. Malin doit faire vite. Maria est-elle une pièce de cet horrible puzzle ? Qu'est-ce qui relie la mort de ces femmes ? Et surtout, quel être humain est capable d'une telle brutalité ?"

J'attendais avec une grande impatience la sortie du 5e volume des aventures de Malin Force, l'inspectrice suédoise tellement imparfaite (apparemment celui qui a écrit la 4e de couv ne connaît pas le féminin du mot inspecteur, soit dit en passant, ce qui est bien dommage car les romans de Mons Kallentoft sont des romans féministes !).

Eh bien j'ai été déçue ! Je dirai que je me suis même plutôt ennuyée, ce qui est un comble au regard du talent de cet écrivain suédois, qui a vraiment su créer un univers littéraire original, avec un zeste de fantastique. Certes Malin est toujours aussi attachante et toujours aussi indécise sur la voie à suivre concernant sa vie personnelle, mais l'intrigue s'enlise. Pendant 400 pages, on a l'impression de redites. Et finalement, la fin s'avère assez banale. Une petite visite dans une cité suédoise s'avère néanmoins intéressante. Karim, le boss de Malin, d'origine étrangère, envisage même de "terminer l'écriture de son livre sur la question de l'immigration en Suède". Mais bon, cela ne va pas plus loin. Un peu de mafia russe, quelques hommes publics corrompus et le tour est joué. Cependant, Mons semble ici dénoncer la violence faite aux femmes à travers les crimes atroces sur lsequels il revient, à travers l'affaire Maria Murvall (on ne peut comprendre qu'en ayant lu Ete). Mais en même temps, à la lecture, il y a comme une pièce manquante.

Le seul vrai frisson ressenti concerne le devenir de Malin à la fin de ce volume.... Je me suis vraiment demandé si l'écrivain allait réserver le même sort à son héroïne que Henning Mankell à son inspecteur.

Malgré ma déception, sans doute me jetterai-je encore sur la suite des aventures de Malin, si Mons Kallentoft est décidé à les écrire. Et je vous encourage toujours à lire les précédents volumes qui sont un vrai régal !

Posté par maevedefrance à 11:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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12 avril 2013

Chaleur blanche

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4e de couverture : " Au nord du cercle arctique, l'île de Craig est le domaine d'Edie Kiglatuk. Attachée à la culture inuit, la jeune femme, guide, fait découvrir la vaste étendue de glace encore vierge aux touristes. Au cours d'une partie de chasse, l'un d'eux est abattu. Le conseil des Anciens conclut à l'accident. Mais Edie a des doutes. Qui sont renforcés quand, peu de temps après, une autre expédition tourne au drame..."

Comme l'Ecosse et ses contrées ventées ou le monde scandinave ne me suffisent plus, cette fois je suis allée encore plus au Nord, avec cette lecture qui m'a menée entre le Groënland et le Canada, sur la Terre d'Ellesmere et sur l'île (fictive) de Craig.

Je n'ai jamais rencontré de ma vie une guide aussi désagréable qu'Edie Kiglatuk, métisse de qallunaat (comprendre "blanc") et d'Inuit. J'ai eu du mal avec elle, surtout au début : elle déteste tout ce qui n'est pas inuit et en particulier les Blancs. On peut comprendre, mais quand même... Alcoolique notoire, elle se bat seule pour retrouver le meutrier d'un de ses touristes, mais surtout de son beau-fils.

En plus d'une héroïne antipathique, on a droit aussi à une intrigue assez emberlificotée : une histoire de sel, de météorite, d'astroblème... et pour finir de traces martiennes ! Argh, ça a fait beaucoup pour moi.

Bon, reste qu'il n'y a pas que des points agaçants dans ce thriller : il y a avant tout une ambiance très bien rendue sur la vie arctique et surtout inuit : on s'évade vraiment et l'écrivaine parvient à nous sensibiliser sur ce monde et ses difficultés.

En fait, le vrai personnage auquel je me suis attachée, c'est le flic du village :Derek, qui est le plus sympathique que sa compatriote casse-pied et raciste : un fana de lemmings, qui fait une découverte fondamentale sur ces petits rongeurs. Autant dire quelqu'un qui ne rentre pas vraiment dans le moule du flic passionné par les meurtres.

Une lecture en demi-teinte donc, avec ce roman pas vraiment inoubliable mais qui dépayse. A vous la soupe au sang de phoque...