29 juillet 2015

Carnets de thèse

 

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Jeanne est prof dans un collège en ZEP. Jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est acceptée en thèse de doctorat. Euphorique, elle se met en disponibilité de l'Education nationale et se lance, sans le savoir, dans l'Enfer.

Cela faisait un moment que je lorgnais sur cette BD, j'ai craqué et je l'ai lue !
Les personnages sont caricaturaux à souhait. Jeanne cumule tous les handicaps et tous les déboires imaginables.
Elle n'est pas financée et accepte donc un poste d'enseignant vacataire,

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dans un domaine dont elle n'est pas spécialiste, pour en rajouter une couche  : il va falloir qu'elle donne des cours de littérature médiévale alors que sa thèse porte que Kafka ! Mais pour en rajouter encore une couche, l'administration de l'université s'aperçoit qu'elle ne peut pas donner des cours comme vacataire, une fois qu'elle les a donnés ! Ironie du sort, la solution pour manger va être d'intégrer ladite administration !
Le timing pour sa thèse va en prendre un coup, parce que donner des cours, évidemment, demande un minimum de préparation.  Mais travailler toute la journée comme secrétaire, c'est encore plus chronophage !

L'Administration de l'enseignement supérieur est vraiment un alien dans cette BD. Elle ne paie pas. Elle fait des erreurs.Les secrétaires sont des loques impitoyables.

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Et puis, il y a les profs...

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Et puis encore pas de bol pour Jeanne, son directeur de thèse est un fantôme

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Piètre personnage là aussi.

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Et puis au milieu de tout ça, il y a Jeanne qui se débat avec sa thèse proprement dite (son plan, ses fiches de lecture, une rédaction qui est aussi bordélique que sa tête), et qui se fait larguer par son petit ami qui a l'impression de faire un ménage à trois avec Kafka. Sans parler de ce que pense la famille qui ne comprend pas pourquoi Jeanne fait une thèse en littérature : ça va changer quoi au monde, hein ? Par contre, les thésards scientifiques, c'est du caviar !
Sans parler des normaliens à l'ego démesuré, chouchoux des directeurs de recherche, qui font de l'ombre aux autres thésards (mais ne s'en font pas moins exploiter).

J'ai globalement bien aimé cette BD qui m'a fait rire et sourire par son caractère outrancier et caricatural - où perce quand même une certaine vérité, même si ce n'est pas très glorieux. Elle a le mérite de mettre le doigt là où ça fait mal. Mais je n'ai eu aucune bonne  surprise. J'ai donc fini par m'ennuyer un peu.






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18 janvier 2014

James Joyce l'homme de Dublin

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Il y a quelques temps, j'ai découvert cette BD consacrée à Joyce sur un blog, une BD dont on n'a pourtant pas beaucoup entendu parler.
Je redoutais un peu la mise en BD d'un écrivain : j'ai lu, il y a longtemps un BD consacrée à l'oeuvre de Proust, (je ne sais plus quel tome d'A la recherche du temps perdu) et c'était tout juste une cata ! S'agissant d'une biographie mise en image, je me disais que ça pouvait être aussi un tantinet casse-gueule aussi ! Eh bien, c'était une erreur car cette BD de plus de 200 pages est un vrai régal !!

Elle est très bien documentée sur la vie du fameux écrivain irlandais, qui en fait, s'il a écrit Dubliners, n'a quasiment pas vécu en Irlande de sa vie. Très jeune, il s'est exilé avec Nora (sa compagne) hors de l'Irlande pour voir du pays. Il a trainé surtout en Italie et en France, mais aussi en Suisse, où il est décédé). Je ne vais rien vous apprendre en vous disant que c'était un sacré bonhomme ! Imbu de lui-même, alcoolique, courant la gueuse, mais malgré tout un homme attachant et drôle à sa façon, un esprit torturé, désespéré de ne pas être reconnu (pétard, il en a vraiment bavé pour se faire publier !), un esprit préoccupé aussi par l'état de sa fille....

J'ai un vrai coup de coeur pour cette BD qui parvient à restituer un Joyce complexe, à la fois agaçant et attachant. On rit beaucoup, parfois jaune, parfois aux éclats. On s'émeut aussi. La fin, à ce propos, est particulièrement réussie.

Quelques images - de très mauvaise qualité parce que j'ai juste un souci d'appareil photo en ce moment...

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Les vignettes à la fois simples et détaillées, agréables à lire. J'ai aimé la manière dont sont dessinées les jambes de Joyce se promenant (oui, détail un peu incongru, mais ça rend bien le promeneur qu'il était). Et l'image de Joyce après sa mort, c'est carrément une extra-bonne idée !

Bref, un coup de chapeau à Alfonso Zapico. Le livre se termine par une postface : le texte écrit par Valery Larbaud pour une conférence consacrée à Joyce en 1922, qui restitue le contexte littéraire de l'époque.

Avec ce livre, on apprend beaucoup en se divertissant. Je le classe parmi mes coups de coeur de l'année !

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11 octobre 2010

Page noire

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Présentation éditeur : "New York de nos jours. Il s'appelle Carson Mc Neal. C'est un phénomène de l'édition. Écrivain immensément talentueux, il est l'auteur de best-sellers traduits dans le monde entier et adaptés au cinéma. Pourtant, personne ne sait vraiment qui il est. Sa vie est un mystère. Il n'a jamais accordé d'interview, n'est jamais paru en public, aucune photo de lui n'existe... Elle s'appelle Kerry Stevens. Cette jeune blondinette à taches de rousseur est critique littéraire pour le réputé Tales & Writers. Elle n'a qu'une idée en tête, être la première à percer le mystère McNeal. Elle est prête à tout pour le rencontrer, l'interroger sur son prochain roman. Justement, McNeal y travaille. Son héroïne est Afia, une jeune Palestinienne cherchant à renouer les fils de sa pauvre existence qui, de la prostitution à l'enfer de la drogue, l'a menée en prison, dont elle sort aujourd'hui avec rien ni personne pour l'attendre. Enfant, elle a perdu toute sa famille, massacrée par les Phalangistes au Liban. Elle est la seule à avoir survécu. Depuis, plongée dans le trou noir de sa mémoire, incapable de se souvenir de ce qui s'est réellement passé ce jour tragique, elle est hantée par de terribles cauchemars récurrents et ne parvient pas à se détacher de ce terrible passé. À la recherche de son exploit journalistique, Kerry est bien loin de se douter qu'elle s'apprête à enclencher une mécanique implacable... "

Pour changer un peu, varier les plaisirs, j'avais envie de me remettre à lire de la BD.

Page noire m'a attirée par son sujet ayant trait au monde de l'édition et à la création littéraire, sur fond historique de guerre du Liban de surcroît ! Et je n'ai pas été déçue ! J'ai la mise en abyme de la lecture, le roman dans l'histoire, la BD dans la BD, et des deux récits parallèles : celui de la BD avec l'enquête de Kerry Stevens, jeune femme qui rêve de devenir journaliste et qui mène son enquête sur le fameux écrivain McNeal dont personne n'a jamais vu le visage ; celui du roman de ce dernier, que le lecteur découvre en même temps que l'héroïne. Il a pour thème la guerre du Liban, le massacre des Phalangistes, dont seule la petit Afia - devenue grande - a été épargnée.

Quant à la fin, elle est tout simplement géniale !

De bonnes retrouvailles avec l'univers du monde dessiné donc, d'autant plus que cette BD est aussi une réflexion sur la création artistique et littéraire, sur la vérité et le mensonge, la réalité et la fiction mais aussi le pardon. J'ai adoré !

Juste une remarque sur le graphisme : j'ai trouvé Afia un peu trop masculine (un vrai mec) et les dessin manquent parfois une tout petit peu de finesse.

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Merci à Babelio et aux éditions Futuropolis pour l'envoi du livre dans le cadre de la Masse Critique de septembre.

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18 août 2010

Ma vie est tout à fait fascinante

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Franchement, j'ai rigolé toute la soirée avec ce petit livre...
Quelques extraits :

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Du coup, j'ai acheté le volume 1 de Joséphine...

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23 décembre 2009

Japan Ai, 3 copines au Japon

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Présentation éditeur : "En Japonais, Ai signifie amour et si vous aimez le Japon, préparez-vous à une plongée merveilleuse dans l incroyable monde de la pop culture japonaise. Japan Ai est avant tout un journal de voyage : aux dessins s'ajoutent des légendes détaillées narrant les aventures qui ont fait de cette visite une superbe et mémorable expédition. Le livre commence par quelques informations amusantes sur Aimee et ses compagnes de voyage ; Aimee adore le Cosplay, les poupées Volks, la japanimation et tout ce qui est kawaii. Elle nous fait partager ses expériences nippones en croquant de manière adorable les moments drôles de son séjour. Ce livre est un trésor ; c'est un drôle et magnifique aperçu du Japon à travers les yeux d'une passionnée. "

Un guide illustré à lire AVANT de partir, pour éviter des déconvenues et apprendre sur le Japon en s'amusant. J'ai beaucoup rit en le lisant les aventures de ces trois Américaines.

Mais bon, en étant tout à fait sérieuse (comme toujours !), j'ai aussi acheté le guide bleu Hachette et une amie m'a gentiment prêté un roman qui m'apprend beaucoup. J'en parlerai sans doute bientôt.

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