08 septembre 2012

Marina

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4e de couverture : "Interne au pensionnat, Oscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d'un quartier laissé à l'abandon. Il suffira d'un chat et d'une montre en or pour qu'il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudi. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d'où seul s'évadera le souvenir de son guide : l'inoubliable Marina."

Je n'avais pas donné rendez-vous avec Carlos Ruiz Zafon depuis 2009, année où j'ai découvert l'envoûtant Ombre du vent. J'ai repris contact en cette rentrée bien chargée, histoire de m'évader vers le sud pour prolonger les vacances... On peut dire qu'il m'a bien embarquée, jusqu'à m'empêcher de fermer l'oeil avant d'avoir terminé ce satané roman !

Parce que oui Marina est un satané roman : la 4e de couverture parle de baroque, certes. Mais elle oublie l'essentiel, le gothique !! Vous voulez des ruines, des cimetières, des souterraines, des morts-vivants, et des créatures sataniques ? Eh bien vous ne serez pas déçu ! Si dans L'Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon frôle la frontière du fantastique sans la franchir, là, il le fait allègrement. On adhère ou pas. J'ai complètement adhéré et retrouvé mon âme d'enfant (oui, parfois je peux avoir 10 ans).

Mais au-delà de cela, j'ai trouvé que ce petit roman était un bel hommage et un clin d'oeil à Mary Shelley, l'auteur du fameux Frankeinstein. Un romantisme actualisé à la sauce catalane (nous sommes en 1979 à Barcelone). Car oui, il y a des sortes de descendants de la célèbre créature dans ce livre et un docteur Shelley...

Ames sensibles, abstenez-vous : si vous avez peur dans le noir, ce livre n'est pas pour vous, d'autant que la fin est un peu difficile à supporter.
Bref, du grand Ruiz Zafon !


 

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29 novembre 2009

L'Ombre du vent

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4e de couverture : Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Daniel découvre l'amour de la lecture grâce à son père qui l'emmène visiter un mystérieux endroit à Barcelone dénommé le Cimetière des Livres oubliés. Le petit garçon va se passionner pour un écrivain mystérieux nommé Julian Carax. Le lecteur est entrainé sur les traces de cet écrivain qui va bouleverser la vie du héros à tout jamais.

De la littérature espagnole, je ne connaissais que Don Quichotte de Cervantès et La Vie est un songe de Calderon. Je n'avais jamais rien lu de la littérature espagnole contemporaine qui, a priori, ne m'attirait pas vraiment. Il en est autrement maintenant, depuis que j'ai lu ce délicieux roman, captivant, à l'atmosphère à la fois baroque (par sa foule de personnages, l'emboîtement de récits, le déguisement) et gothique par le mystère qui en émane et la maison "hantée" des Aldaya. Le fantastique est au coin de la rue !

Carlos Ruiz Zafon pose un regard poétique inquiétant sur la Barcelone des années 30 à 50. L'humour n'est cependant pas absent du roman, loin de là, avec le truculent personnage Fermin et nous croisons une foule de personnages que l'on dirait tout droit sortis d'un roman...! Et pour cause !

Un hommage au monde des livres, à l'amour de la lecture mais aussi à l'amour "tout court". "La vida es suena" disait Calderon, Carlos Ruiz Zafon reprend cette idée. Une belle surprise à la fin du roman. J'ai adoré !

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