26 février 2015

Les chiens de Belfast

 

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Traduit par Patrick Raynal

4e de couverture : "En 1978, à Belfast, une femme est violée puis tuée par des inconnus, son cadavre laissé en pâture aux chiens errants. Nul n'a payé pour ce crime horrible. Mais vingt ans plus tard, une mystérieuse blonde sème les cadavres un peu partout en ville... Pour Karl Kane, détective privé qui mène l'enquête sur l'une des victimes, il vaudrait mieux ne pas barrer la route à ce qui a tout l'air d'une vengeance en règle."

C'est avec un an de retard, mais j'ai enfin rencontré le détective privé belfastois Karl Kane !  Un personnage haut en couleurs, et en proie à des crises hémorroïdaires qui lui pourrissent la vie. Heureusement qu'il a Naomie (son assistante mais pas que...) qui finit par lui prendre un rendez-vous chez le toubib. Non mais sans blagues : si on a une carrure de détective privé et qu'on jure toutes les trois secondes sur sa virilité, on n'a pas peur du docteur !

Rappelez-vous que le créateur de Karl Kane fait parler ses personnages "cash". Ames sensibles s'abstenir mais vous raterez encore un bon polar à la sauce Sam Millar.
Karl Kane, tout détective viril qu'il pense être, se voit embarqué un peu malgré lui dans une sordide affaire où les cadavres s'accumulent, jusqu'au cadavre de la personne qui lui a demandé l'enquête (c'est "ballot" !).  En même temps, Karl Kane n'a pas trop le choix des enquêtes qu'il mène car son cabinet de détective est accablé de dettes et les factures à payer s'accumulent. C'est donc presque plus les enquêtes qui le mènent que le contraire !
Au fil des pages, il est question d'une mystérieuse blonde qui hante les pubs de Belfast en buvant du drambuie. Elle semble cacher d'autres cordes à son arc. Et comme si ce n'était pas suffisant, il y a beaucoup de gens dans l'univers belfastois que fréquente Karl Kane qui se dissimulent derrière de faux noms. A commencer par la personne qui lui a demandé d'enquêter (décidément, ce n'était pas un cadeau ce "client"!). Et puis, la police de Belfast est pourrie jusqu'à l'os. Mais le meilleur est pour la fin !

Derrière ce roman très noir, ce héros viril, on devine un personnage au grand coeur, plus fragile qu'on ne le pense. Il découvre une histoire douloureuse, tellement affreuse qu'elle l'atteint au coeur, le laisse au bord de la crise cardiaque :
"Son coeur faisait ça de temps en temps, il trébuchait, battait irrégulièrement. Ca n'arrivait pas souvent, peut-être une ou deux fois par mois, et ça le laissait momentanément la tête un peu vide. Pas cette fois. Cette fois il se sentait dangereusement proche de la mort
Pauvre fille..."

Pourtant l'humour n'est jamais absent dans les romans de Sam Millar. Le lecteur a tout de même droit à quelques moments sacrément drôles, notamment dans les échanges entre Karl et Naomie qui ne manquent pas de piquant quand ils s'agacent mutuellement :
"C'est toi qui bredouilles un galimatias incompréhensible, genre Mary Poppins sous LSD !" .
Heureusement que Naomie est le genre de femme à porter le pantalon. Du coup, ils forment à eux deux une équipe de choc au milieu d'une foule de personnages qui ne leur veulent pas du bien.

Sans doute le roman le plus noir que j'aie lu de Sam Millar, avec Poussière tu seras. Un roman qui montre une corruption à tous les étages à Belfast, jusque chez ceux qui sont censés veiller sur vous. Un roman qui vous passera l'envie d'appeler les flics si vous séjournez dans la ville et que vous avez des problèmes !

Par moments s'il n'était pas rappelé que le roman se passe de nos jours et à Belfast, j'aurais pensé qu'il se passait dans les années 50 aux Etats-Unis. L'histoire se déroulait d'ailleurs dans ma tête en noir et blanc, comme un bon vieux film américain, avec une blonde aux cheveux crantés à l'écran (mais qui boit du Drambuie !)
Par moments aussi, ça m'a fait penser à du Tex Avery aussi !!

Alors je ne sais pas si c'est mon imagination mais ce fut ma lecture des Chiens de Belfast. : un mélange d'humour irlandais et de roman noir américain, de Tex Avery, le tout arrosé de Drambuie. 
Un bon moment de lecture même si ce n'est peut-être pas mon roman préféré de Sam Millar qui reste pour l'instant The Redemption Factory.

Un roman noir façon expresso très serré. A découvrir.

 

 

 

 

 


22 août 2013

Granny Webster

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4e de couverture : "Envoyée en convalescence au bord de la mer chez son arrière-grand-mère, une vieille dame acariâtre qui ne se déplace qu'en Rolls, vit comme à l'époque victorienne et évite toute émotion pour ménager son coeur, une jeune fille - qui n'est pas sans rappeler Caroline Blackwood - découvre peu à peu les secrets qui se cachent derrière les rideaux empesés de la luxueuse demeure... La description de cette grande famille irlandaise, avec une tante excentrique et suicidaire, une grand-mère un peu dérangée et une femme de chambre borgne, est d'une réjouissante noirceur."

Tout d'abord quelques mot sur l'auteure : "Caroline Blackwood est née en 1931 en Irlande du Nord dans le domaine familial de Clandeboye." Sa mère est l'héritière de la richissime famille anglo-irlandaise Guinness (oui, c'est bien une famille de l'Ascendancy anglo-irlandaise !). Je résume en disant qu'elle a eu une vie passionnante et bien remplie. Elle est décédée en 1996 d'un cancer. Great Granny Webster (titre original) a été publié en 1977 et fut sélectionné pour le fameux Book Prize. Mais Caroline a publié tout un tas d'ouvrage qui ne sont hélas pas publié en France. Et je dis tout de suite que c'est bien dommage !! Celui-ci est une réédition et c'est une excellente initiative de la part du Livre de Poche.

En effet, c'est tout juste un régal d'humour noir et d'ambiance victorienne gothique à souhait, bien que ça se déroule au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C'est une succession de portraits, tout plus excentriques les uns que les autres, mais chacun à leur manière. Tout d'abord la fameuse arrière grand-mère, lugubre à souhait, "délabrée et proche de la tombe" (du moins au premier abord), vivant à Hove, dans la banlieue de Brighton, dont la maison n'a pas respiré l'air du dehors depuis au moins l'ère victorienne (j'exagère à peine), servi par une unique domestique borgne. En fait cette archi-vieille vit dans son monde imaginaire, elle est limite autiste dans son comportement, ne sortant jamais, vivant en recluse sur son fauteuil, observant d'un oeil condescendant cette nouvelle génération qui profite des congés payés. Néanmoins, elle a, semble-t-il, à sa manière bien particulière, une forme d'affection pour son arrière petite-fille. Pour preuve de son amour, elle lui léguera un lit à baldaquin décoré d'un ananas. Ridicule à souhait. La vieille dame sera gothique jusque dans sa mort.... qui est un moment d'anthologie savoureux à la toute fin du roman.

Une large évocation est faite de la grand-mère Dunmartin, complètement fêlée, mais il faut dire que quand on a eu comme mère Madame Webster, il y a de quoi. Je reprocherai juste quelques longueurs dans l'évocation de cette grand-mère et du manoir usltérien Dunmartin dégoûtant à souhait et au-delà de l'imaginable.

Je ne vais pas vous raconter chacun des personnages mais je dois bien avouer que ce tout petit livre d'à peine 160 pages est un délice. Avis aux amateurs d'ambiance victorienne et d'humour noir.

 

 

15 juin 2012

Turbulences catholiques

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4e de couverture : "Dan Starkey a décidé de redonner une chance à son couple. Pour preuve, il s'engage à assumer la paternité de Little Stevie, le bébé que sa femme Patricia a eu avec son amant. C'est ce bon moment de félicité familiale que choisit le primat de Toute l'Irlande pour lui confier une enquête pour le moins inhabituelle sur une minuscule île aux oiseaux, battue par les flots. Sous la houlette du père Flynn, les rares habitants de cette terre isolée sont persuadés que le Messie est né chez eux et, qui plus est, se serait incarné en une petite fille répondant au prénom de... Christine. Quoi de mieux pour le journaliste qu'une retraite rurale grassement payée ? Et l'endroit idéal pour se mettre enfin à l'écriture de son livre ! Ce qui s'annonce comme un canular facile à déjouer vire peu à peu au cauchemar. Pour Dan, aux prises avec ses vieux démons que sont l'alcool et les femmes, ça tourne carrément à l'île de la tentation ! Au premier meurtre, l'ambiance bucolique prend du plomb dans l'aile. Quant au premier verre, il pourrait bien être le dernier... Avec ce thriller hilarant, Colin Bateman aborde sans complexe l'absurdité de l'intégrisme religieux."

 

Le mois irlandais ne serait pas complet si l'on ne vous présentait pas les écrivains de l'Irlande du Nord, notamment les auteurs de polars !

Il y a quelques années j'ai découvert Colin Bateman, qui malgré quelques éditions françaises en poche, comme Divorce, Jack !, et La bicyclette de la violence,  reste tout à fait méconnu ici. Autant dire tout de suite qu'il n'a pas le succès qu'il mérite, d'autant qu'il décrit l'ambiance nord-irlandaise, sur un mode décalé original.

Contrairement à Stuart Neville (autre écrivain nord-irlandais) qui fait dans le "trash-pince-sans-rire", (même si Les fantômes de Belfast est tout à faire remarquable), Colin Bateman a toujours l'humour comme détonnateur.
Son héros, Dan Starkey, journaliste de son état, imparfait au possible (évidemment, sinon ça ne serait pas drôle !) est souvent embarqué dans des aventures farfelues ou dans un pétrin dans lequel il s'est mis tout seul. Dans Divorce, Jack !, il avait déjà des démêlés avec Patricia son épouse. Parce que Dan a un souci majeur : il n'est pas vraiment fidèle ! Mais ici, sa femme a pris sa revanche et même plus : elle a eu  un gamin avec son amant ! Déjà vous voyez le tableau !! Mais Dan accepte d'élever ce rejeton, mais ce n'est pas tout : sous prétexte de recoller les morceaux de son couple et d'écrire le livre qui fera de lui "le digne représentant du roman made in Ulster", il accepte de jouer les agents secrets à la demande d'un homme d'Eglise et de se rendre sur une île nord-irlandaise, coupée du reste du monde... En effet, sur cette île, il s'en passe de belles : il y aurait une réincarnation du Messie sous les traits d'une petite fille prénomée Christine !

Quand j'ai commencé à lire cette histoire, je me suis demandée où Colin voulait m'embarquer avec un sujet aussi loufoque (so british, je trouve). Ca m'a fait un peu peur mais pourtant, son humour tout aussi déjanté que son sujet a atteint son but : j'ai fait la traversée sur l'île de Wrathlin et j'ai vécu l'angoisse de Dan, au milieu de personnages tous plus bizarres les uns que les autres...

Sous couvert d'histoire abracadabrante et d'humour décapant, Colin Bateman dénonce ici les agissements intégristes, quels qu'ils soient. Quand on rencontre le père Flynn, catholique à qui l'on a greffé un coeur de protestant pour lui sauver la vie, on a compris où l'auteur veut en venir...

J'ai bien aimé cette lecture originale, même si ce n'est pas mon livre préféré de l'auteur (le meilleur lu jusqu'à présent étant l'incontournable Divorce, Jack !). Reste l'ambiance d'une île coupée du reste du monde qui m'a bien plue, même si ces habitants ressemblent à des psychopathes en puissance qu'on n'aimerait pas avoir comme voisin !

 

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05 juin 2011

La maîtresse de mon amant

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4e de couverture : "Quand Marcus, jeune architecte au charme mystérieux, lui propose de partager son loft londonien, Lily accepte sans hésiter. Mais, dès son arrivée, elle éprouve un sentiment de malaise. L'appartement garde les traces de l'ex-petite amie de Marcus, brutalement disparue. Intriguée, Lily cherche à percer ce mystère. L'image de cette rivale la hante, la poursuit."

Ce roman est divisé en quatre parties. Dont la première se situe avant la "révélation". Et c'est la plus réussie. Maggie O'Farrell arrive à distiller un suspense infernale qui fait avaler les cent quatre-vingt-deux pages en un rien de temps. On se dit que l'on tient là un "page-turner" fascinant. Maggie O'Farrell adopte là le point de vue de Lily la nouvelle colocataire et aussi petite-amie de Markus, un bellâtre que l'on sent tout de suite trop propre sur lui pour être tout à fait honnête, surtout quand il affirme que Sinead, son ex, n'est "plus de ce monde". Troublée Lily mène l'enquête, jusqu'à friser la folie. Le récit est à ce stade proche du fantastique et le lecteur ne sait plus trop à quel saint se vouer. Lily a-t-elle perdu la tête, est-ce la jalousie qui lui fait voir Sinead partout dans l'appartement et dans une librairie...

Soudain, au bout de ces 182 pages, THE révélation (que je ne peux évidemment pas dévoiler). Et THE catastrophe pour la suite du roman  (que je ne peux pas non plus dévoiler) qui tombe dans une platitude décevante. Plus de suspense. Et surtout une évidence tellement énorme qu'on se demande à quoi servent les trois autres parties du livre : Marcus est un coureur de jupons et un goujat de première. Bref, tout ça pour ça. Sans surprise finale, même dans le bush australien, qui frôle l'invraisemblance.

Une déception donc, pour ma première lecture de Maggie O'Farrell. Je retenterai néanmoins l'expérience avec un autre titre en me disant que celui-ci était juste une mauvaise pioche. Dommage. Parce que c'est pourtant sublimement écrit et j'ai vraiment apprécié la manière dont elle décortique chaque geste, chaque micro-événement.

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11 août 2010

La bicyclette de la violence

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4e de couverture : "Le jeune Miller boit trop. Il est gros et moche comme les sept péchés capitaux et ses proches sont tous morts plus bêtement les uns que les autres lors des deux dernières années. Aussi, lorsque son journal le mute pour raisons disciplinaires dans la banlieue la plus dure de Belfast ça ne lui fait ni chaud ni froid. Miller déteste de toute façon cette ville, les gens, les meurtres et les alertes à la bombe. Mais il reste un excellent journaliste ; le fouille-merde par excellence ; celui dont les questions vont réveiller les morts..."

Franchement, si vous voulez passer un bon moment avec un livre qui ne donne pas mal à la tête tout en étant très bien fait, je ne peux que vous conseiller de choisir celui-ci. D'abord, c'est absolument hilarant. Miller, journaliste de son état, qui se déplace sur un vélo (la bicyclette de la violence) pour faire ses reportages, est nettement moins bête qu'il en a l'air et c'est un crème, mais vraiment un crème de gars. Mais attention, si on le cherche, on le trouve ! Et celle qui le trouve, c'est la toute aussi déjantée et paumée Marie. Ce livre raconte leur histoire d'amour avec pour lieu d'action le blède glauque de Crossmaheart, 60 km de Belfast, où le rédac chef a exilé pour quelque temps Miller (ne cherchez pas sur une carte si cette ville existe, c'est pas la peine!).

L'histoire, je vous laisse la découvrir vous-même. Mais je vous préviens, votre petit coeur va se serrer et fondre à la fin. Non, vraiment la vie est trop trop injuste avec Miller et Mary.

J'ai bien l'intention de poursuivre ma découverte de Colin Bateman et c'est bien désolant que seuls 4 ou 5 livres soient accessibles en France car il en a écrit des wagons depuis celui-ci qui date de 1995 (paru en France seulement en 2004) !

Quelques extraits :

" Il lui préparait des toasts à la banane, des sandwichs au jambon et au coleslaw. Un dimanche, il se risqua même à faire un poulet au micro-ondes. Il sortit du four une espèce de grosse pelote de ficelle, entourée de choux de Bruxelles explosés."

" - Hé, toi!
Webb fit la sourde oreille.
- Hé, Kojak !
Webb leva les yeux. "Oui. Quoi ?"
- Tiens, ricana Miller, d'une voix pâteuse, tu réponds pas quand je t'apelle, mais si je dis "hé, Kojak!", tu réagis au quart de tour! Tu ferais pas un complexe, rapport à tes cheveux, là ?"

"A cent mètres de chez lui, il avait repéré une épicerie Good Neighbour, tenue par une dondon à gueule de raie"

"Avez-vous vu Les Hommes du Président ?
- Avec Dustin Hoffman et Robert Redford? Vous connaissez un journaliste qui ait manqué ça!
- Alors admettons que je sois votre Deap Throat.
- Vous voulez que je baisse l'abat-jour?
- Le moment est mal choisi pour faire l'andouille!"

Voir aussi mon billet sur Divorce, Jack ! qui m'avait déjà beaucoup plu.

24 janvier 2010

Divorce, Jack !

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4e de couverture : "Dan aime bien sa femme Patricia mais l'amour n'a jamais empêché les sentiments et Dan craque un soir pour Margaret, qui est assassinée le soir même... Est-ce à cause de sa liaison avec Dan ? Est-ce l'IRA ? Un groupe d'extrêmistes protestants ? Un amoureux jaloux ? Il ne reste plus à Dan qu'à courir très vite pour sauver son mariage et sa peau. Mais à Belfast, c'est entre les bombes qu'on cavale."

Ne pas se fier à cette 4e de couverture qui suggère un simple roman de gare. C'est bien plus que cela sans pour autant se prendre la tête !

Franchement, j'ai passé un agréable moment avec Dan Starkey, journaliste très très imparfait, bourré de faiblesses et c'est ce qui fait son charme. Un héros décalé dans un univers dangereux. Une espèce de "Gaston la Gaffe" à la sauce nord-irlandaise. Il doit faire face à la bande de Pat Coogan le Vacher qui règne sur le "Pays des Canailles" à Crossmaheart  : tout un programme ! Nous le suivons ainsi à travers les quartiers de Belfast (avis à ceux qui connaissent la ville !) et de sa banlieue glauque. Nous croisons de drôles de religieux, pas très catholiques et pas très protestants non plus. Et une foule de personnages hauts en couleurs.

Un roman bourré d'humour, (d'argot aussi) une intrigue haletante avec des rebondissements en cascade et une chute brillante. Bref, on ne s'ennuie pas un seul instant.

Le héros est un nord-irlandais "protestant" mais pas pour autant ennemi des Nord-Irlandais nationalistes. Colin Bateman dévoile au fur et à mesure au lecteur un univers de la corruption, où tout est beaucoup plus compliqué que ce qu'il y paraît. Et il ne fait de cadeau à personne. Un conseil : ne cherchez pas Crossmaheart  sur la carte de l'Irlande du Nord : ce village n'existe pas. Colin Bateman y concentre le Mal et les travers de l'Irlande du Nord. Un lieu imaginaire, donc "neutre". Ce n'est sans doute pas un hasard.

J'ai envie de lire les autres aventures de ce journaliste pas comme les autres. Quelques titres sont traduits en français. Mais je suis assez attirée par "Belfast Confidential" qui est le dernier paru et disponible seulement en VO. Donc, si j'ai le temps et le courage...

Quelques mots sur l'auteur : Colin Bateman est donc écrivain mais aussi journaliste nord-irlandais. Il est né à Bangor, dans le comté de Down en 1962. Il a tenu une chronique satirique sur la société nord-irlandaise et a reçu le prix de la presse pour ses chroniques.

Un écrivain de polar qui mérite d'être mieux connu en France. "Divorce, Jack!" a fait l'objet d'un film. Avis aux amateurs !

Posté par maevedefrance à 16:28 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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