01 mars 2012

Le chat et les pigeons

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4e de couverture : "Le plus anglais des milieux anglais : Meadowbank, collège très snob qui accueille les jeunes filles du gratin londonien de la gentry du Commonweath et de la crème des Emirats. Dans cet univers si distingué, quelques menus détails détonnent pourtant... Il n'y a que Poirot qui puisse percer tant de mystères."

Cela faisait un sacré bail que je n'avais pas lu une aventure d'Hercule Poirot dont je gardais des souvenirs délicieux. Mais ici, il se fait sacrément attendre.... au point que j'ai cru pendant un moment qu'il y avait une erreur sur la quatrième de couverture. En effet, l'enquête est menée par l'inspecteur Kelsey jusqu'à la page 180 où, ensuite Poirot apparaît enfin (alors que livre, dans cette édition, comporte 255 pages. Il faut dire que l'enquête est coton : meurtres d'enseignantes, enlèvement d'élève, raquettes de sport échangées. Les pistes se multiplient et l'inspecteur ne s'en sort pas. Mais ce n'est pas lui qui fera appel directement à Poirot, c'est l'une des élèves qui se rappelera de ses compétences notoires en matière de résolution d'enquête.

Ce roman a été écrit en 1959 et je dois dire que.... j'ai été un peu déçue. Autant j'ai trouvé l'une des solutions de l'intrigue tout à fait plausible, autant j'ai trouvé la deuxième tout à fait tiré par les cheveux (parce qu'en fait il y a deux résolutions distinctes). Sans parler d'un coupable qui meurt subitement après avoir expié son crime (je me suis même demandé si elle ne se moquait pas du lecteur, si c'était volontairement caricatural - avec Agatha tout est possible !).

Cela dit, on retrouve tout l'humour caustique de notre Agatha, avec un certain acharnement sur les enseignantes françaises, semble-t-il dans cette histoire : "Toutes ces Françaises sont incapables d'enseigner. Elles n'ont aucun sens de la discipline.". On apprend cependant une chose concernant l'âge réel d'une personne : "Les genoux donnent une très bonne indication de l'âge réel." Mais elle ne dit pas en quoi...
Bien qu'écrit à l'aube des années 60, c'est un univers tout victorien que l'on retrouve ici, dans cet univers feutré d'un collège anglais snob à souhait.

Pas inoubliable, même si l'on passe quand même un bon moment, telle est ma conclusion.

Challenge Agatha Christie organisé par George

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15 décembre 2011

Tant que brillera le jour

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Ah, ah ! A chaque fois que j'ouvre un Christie, je me demande si je vais ressentir la même émotion et la même admiration sans bornes pour cette grande dame anglaise du crime que lorsque j'étais adolescente... Eh bien, le suspense ne va pas être haletant pour la réponse : YES !

J'ai choisi de débuter le Mois anglais organisé par Cryssilda, Titine et Lou avec, non pas un roman policier mais un recueil de nouvelles écrites dans les années 20-30. Et si, déjà avec ses polars, je me suis toujours éclatée, la forme littéraire de la nouvelle n'a fait que redoubler ma jubilation : il s'agit là tout simplement de petits bijoux : un concentré de suspense et d'action.
Et, chose intéressante dans cette édition du Livre de poche, une postface explique et resitue ces neuf nouvelles dans l'oeuvre de l'écrivain.

J'ai eu la belle surprise de croiser Hercule Poirot dans deux d'entre-elles (Une aventure de Noël, qui préfigure la nouvelle Christmas Pudding publié dans les années 60 et Le mystère du bahut de Bagdad).Comme le remarque "le petit homme" dans Le mystère du bahut de Bagdad (le narrateur nomme parfois le grand déctive belge de cette manière), les "petites femmes aux airs de sainte nitouche... ce sont des dangers publics" !

C'est en effet ce que l'on constate à plusieurs reprises dans ce recueil : dans Le point de non retour, l'héroïne se venge d'une bien méchante et perfide manière de sa concurrente, mariée à son amour de toujours en ayant l'air de ne pas y toucher... Et dans Le dieu Solitaire, une nouvelle que Christie jugera plus tard un "sentimentalisme regrettable" (à tort!), la belle n'est pas si clair que ça, en fait !

Seulement, Agatha Christie reste à tout jamais la reine des retournement de situation au moment où l'on ne s'y attend plus, et sans que cela paraisse abracadabrant ! Comme dans ses romans, elle se joue ici du lecteur avec une aisance qui force l'admiration et parfois une bonne dose d'humour "so english" !

Parmi ces neufs nouvelles, j'ai particulièrement apprécié La maison des rêves (qui frôle avec le fantastique), La comédienne, Le point de non-retour, Le dieu solitaire, Le mystère du bahut de Bagdad et Tant que brillera le jour.
Celle que j'ai le moins appréciée est En dedans d'une muraille.

En conclusion : encore une belle lecture d'hiver, parce que, avec Agatha Christie, on est vite pris d'une frénésie de tournage de pages compulsif !

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Cette lecture est aussi la deuxième dans le cadre du challenge Agatha Christie organisé par George

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26 décembre 2010

La dernière énigme

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4e de couverture : "Lorsque Gwenda avait vu la villa, elle n'avait pas hésité une seconde. C'était exactement ce qu'elle cherchait. Démodée peut-être, mais charmante... Gwenda s'y était sentie chez elle dès le premier instant. Pour un peu, cette maison aurait pu être celle de son enfance : chaque pièce évoquait en elle des souvenirs confus... Son imagination lui jouait des tours, bien sûr. Comment pouvait-elle reconnaître cet endroit puisqu'elle n'avait jamais mis les pieds en Angleterre auparavant ? Pourtant, tout lui était familier... Pourquoi s'était-elle sentie glacée de terreur en regardant dans le hall, du haut de l'escalier ? Pourquoi ? La villa était-elle hantée ? Ou bien Gwenda devenait-elle folle ?"

Au départ, on se croit embarqué pour une histoire de maison hantée. Mais au fur et à mesure, Agatha Christie abandonne cette piste et retourne les codes du genre pour aller beaucoup plus loin. Bon, commenter un roman de la reine du crime sans en dévoiler les rouages, ça n'a rien d'évident. Ce que je peux dire c'est que le personnage qui monopolise l'attention de Gwenda, son mari et... Jane Marple  est une femme disparue mystérieusement il y a des années. Les trois acolytes se lancent donc dans un interrogatoire serré des principaux hommes qu'elle a fréquenté, car, apparemment c'était une femme à hommes, presque une nyphomane, selon l'un deux. Les fausses pistes ne manquent pas. Et bien évidemment la fin est inattendue et renversante (c'est du moins ainsi que je l'ai ressentie).

Bref, les retrouvailles avec Agatha Christie ont été une réussite avec ce premier volume pioché au hasard (ce roman est de 1976). Je me suis délectée des astuces de cette reine du crime so british qui n'a pas pris une ride. Une vraie bonne lecture de vacances d'hiver.

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17 décembre 2010

Agatha & moi

Agatha et moi, on s'est connues à l'adolescence, puis on s'est perdues de vue. C'est en tout cas l'un des écrivains qui m'a fait perséverer dans la lecture à un âge où l'on a plutôt tendance à délaisser les livres.

Depuis quelques semaines j'ai une idée fixe : (re)constituer ma collection d'Agatha Christie. Après une inspection minutieuse des fins fonds de la bibliothèque familiale, j'ai retrouvé quelques specimens (malheureusement en piteux état car le temps n'est pas l'ami des livres de poche) mais d'autres ont mystérieusement disparu... L'occasion rêvée pour faire un tour en librairie et voici l'ampleur du "désastre" (avec un prédilection pour les titres qui me sont inconnus) :

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J'ai eu le malheur de repérer Rendez-vous à Bagdad, chez Choupynette et son billet alléchant et voilà, hop, un de plus  !

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C'est donc sans trop d'effort supplémentaire que je me suis inscrite au challenge

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organisée par George.

Bref, 2011 s'annonce plutôt bien mais il va falloir des étagères supplémentaires à ma bibli pour faire une place d'honneur à Agatha :)

Posté par maevedefrance à 15:28 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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