14 juillet 2011

Edimbourg express

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4e de couverture : "La vie poursuit son cours au 44 Scotland Street. Si Pat Macgregor partage toujours son appartement avec l'insupportable Bruce, les sentiments qu'elle avait pour lui appartiennent bel et bien au passé. Pendant que celui-ci se remet d'une rupture et d'un licenciement en s'admirant devant la glace, la jeune femme, bien décidée à élargir son horizon, accepte une surprenante invitation... à un pique-nique nudiste ! Un étage plus bas, Bertie, six ans et toujours aussi intelligent, tente par tous les moyens de s'affranchir de l'implacable programme établi par sa mère qui, outre le yoga et le saxophone, comprend désormais une thérapie avec le terrifiant Dr Fairbairn. Etonnamment, c'est peut-être en la personne de son père qu'il trouvera un allié de taille..."

Je pensais emmener ce deuxième tome des aventures du 44 Scotland Street avec moi en vacances. Mais le premier m'a tellement plu, que j'ai dévoré le second. A raison car il est sublimissime et kiltissime (évidemment !). Les personnages sont approfondis, l'humour toujours corosif et l'on passe moins d'un personnnage à un autre.
Alexander McCall Smith s'attarde davantage sur chacun d'entre eux pour les apprivoiser et essayer de les comprendre. Même l'affreuse mère de Bertie, qui oblige ce pauvre gamin à porter une salopette couleur framboise (et non pas rose, hein, framboise !). Même l'affreux Bruce qui se lance dans le vin sans savoir distinguer un Bordeaux français d'un vin australien.

J'ai particulièrement apprécié la petite escapade à Glasgow en train avec Bertie et son père, la rencontre improbable avec un Irlandais mafieux, Lard O'Connor, fan du Celtic Football Club (club qui existe réellement depuis 1888 et fut fondé par des Irlandais). On apprend dans ce roman que le regard de certains "Edimbourgiens" sur les "Glasgowiens" est assez féroce : les habitants de Glasgow seraient des bandits et la spécialité de la ville serait la barre de Mars frite ! Glasgow c'est la ville métallique, la ville au passé industriel. Et l'accent, je ne vous en parle même pas... L'aperçu donne aussi quelques idées de visites de musées.

Un deuxième tome plein de belles surprises qui font se jeter sur le troisième : L'amour en kilt (tout un programme, vous l'aurez compris !).

 

 


 


26 juin 2011

44 Scotland Street

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4e de couverture : "Quand la jeune Pat pousse la porte du 44 Scotland Street, elle espère prendre un nouveau départ. Entre son colocataire, un beau gosse insupportable et terriblement séduisant, et son excentrique voisine de palier, Domenica, la voilà entraînée dans une nouvelle vie au coeur de l'Edimbourg bohême. Son travail à la galerie Something Special s'annonce pourtant un peu morne. Sauf que Pat découvre au fond de l'obscur endroit un tableau qui pourrait bien valoir son pesant d'or et transformer sa vie ! D'abord publiées sous la forme d'un roman-feuilleton, ces chroniques d'Alexander McCall Smith brossent avec humour et tendresse la société d'Edimbourg et composent, entre chassés-croisés amoureux et intrigues haletantes, une savoureuse galerie de portraits."

 Ce livre relève d'un défi : celui dans lequel s'est involontairement trouvé embringué Alexander McCall Smith qui, ayant discuté avec Armistead Maupin, auteur des Chroniques de San Francisco, regrettait que les journaux quotidiens ne publient plus des romans-feuilletons, comme du temps de Dickens. Ce propos est tombé dans l'oreille du comité de rédaction du journal The Scotman qui demanda à McCall de relever le "challenge". Il s'agit de raconter une histoire par jour ayant pour toile de fond Edimbourg et ses habitants. D'où la structure en feuilleton de ce roman, qui peut dérouter certains lecteurs parce que l'on saute d'un personnage à l'autre, d'une intrigue à l'autre. Pourtant, tout se tient et le récit se fait de plus en plus prenant car les personnages sont particulièrement attachants et les traits d'esprit de l'auteur bien pimentés.

La jeune Pat, la vingtaine, en deuxième année sabatique, va habiter en colocation chez un insupportable bellâtre,Bruce, agent immobilier de son état - incompétent - un zeste mégaloman dont elle tombe cependant sous le charme (ouais, hein, pauvre fille !). Sa meilleure confidente et conseillère est l'excentrique voisine Dominica MacDonald. En année sabatique, il lui faut tout de même gagner un tout petit peu sa croûte. Elle trouve un semblant de travail chez Mattew, un galeriste qui vit sous la houlette de papa qui survient à ses besoins. Une galerie qui a quelque chose de spécial donc - comme l'indique son nom -  mais où l'aventure commence vraiment là parce qu'elle cache dans son bazar de tableaux au rebus un Peploe. Mais est-ce vraiment un Peploe ?. Du coup le tableau se voit renommer "Peploe ?" Comment, vous ne savez pas qui est Peploe ? Mais un peintre écossais de la fin du  XIXe fort célèbre dont les toiles représentent Mull vue d'Iona, à moins que ce ne soit l'inverse...
Mais voilà que cet abruti de Bruce en fait un lot de tombola... que quelq'un gagne pour le revendre à son tour. Et c'est là qu'intervient... Ian Rankin !!


On ne peut pas vraiment en dire davantage sur l'intrigue. Mais ce roman révèle bien de surprises, tant sur les personnages que sur le fond du décor édimbourgien. D'ailleurs, il paraît qu'à Edimbourg, il y a des voies de chemins de fer cachées en sous sol (j'ai pensé à Harry Potter, est-ce un clin d'oeil à l'auteur écossaise à succès ?). C'est sans doute aussi le seul endroit au monde où l'on rencontre un colley noir qui pue, répondant au prénom de Cyril et au sourire étincelant...
J'ai bien l'intention de vérifier tout ça sur le terrain dans quelques semaines et d'embarquer avec moi le 2e tome de cette histoire, Edimbourg Express...

Une lecture très divertissante cette chronique de vie écossaise, où Alexander McCall Smith réussit avec brio à faire vivre son petit monde, avec humour et tendresse.

J'oubliais, il y a aussi une histoire de kilt, qui révèlera la question qui nous taraude toutes...: ).