24 août 2013

Le confident

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4e de couverture : "Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique. Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues."

Intriguant. C'est le mot qui m'a poursuivie pendant toute la lecture de ce roman. A l'instar de Camille, éditrice enceinte et partie pour être mère célibataire, on se demande qui se cache derrière les lettres qu'elle reçoit et surtout qu'elle est le but de ce courier : un écrivain cherchant à attirer l'attention pour se faire éditer ? Quelqu'un de l'entourage de Camille ? Un ou une désaxé(e) ? Bon, j'avoue à mi-chemin j'ai deviné l'histoire un peu tordue qui se cachait derrière ces courriers.

Néanmoins, au-delà de ça, j'ai vraiment apprécié l'aspect documentaire sur la France de la Seconde Guerre mondiale et sur celle de juste avant. Par ailleurs, le roman retranscrit la pression sociale exercée sur les femmes n'ayant pas d'enfants : considérées comme suspectes (mais est-ce que cela a bien changé ?), notamment pendant l'entre-deux guerres où la démographie est en berne. Hélène Gremillon raconte les affres d'une femme stérile et ce qui la pousse, par désespoir à faire ce qu'elle a fait (et que je ne peux vous révéler sous peine de "spoiler", déjà que là je le fais à moitié !). C'est effrayant, c'est ce que je peux dire. Le poids de la culpabilité est également magnifiquement retranscrit. Et de la jalousie.

L'ambiance est assez glauque mais non moins prenante. Je n'ai eu aucune empathie pour les personnages. Mais le lecteur se laisse happer par ce roman à plusieurs narrateurs et ne peut le lâcher qu'à la toute dernière page. Pour un premier roman, c'est un coup de maître, assurément.

Posté par maevedefrance à 15:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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