01 novembre 2014

Le maître des livres - tome 1

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Traduction : Fabien Nabhan

Présentation : "A la bibliothèque pour enfant "La rose trémière" vous êtes acueillis et conseillés par Mikoshiba un bibliothécaire binoclare célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu'il peut laisser paraître, c'est un professionnel de premier ordre. Aujourd'hui encore adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu'il leur trouvera le livre salvateur.
Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le "sommelier du livre pour enfant"".

Ce n'est pas tous les jours que j'ouvre un manga. Cela faisait d'ailleurs tellement longtemps que je ne l'avais pas fait qu'il m'est impossible de me souvenir de la dernière fois...
Mais quand mes yeux tombent par hasard sur celui-ci, je n'ai pas hésité une seconde : les tribulations d'un bibliothécaire en manga, en voilà quelque chose d'original ! 190 pages de bulles sur l'univers du livre et des lecteurs, et plus particulièrement des livres pour enfants.
Et hop ! Me voici partie à la rencontre de Mikoshiba, un bibliothécaire tout ce qu'il y a de bourru, mais qui connaît ses références livresques sur le bout des étagères.
Au fil des pages, Umiharu Shinohara dévoile ce qui fait la magie du livre et de la lecture. On rencontre un adulte qui n'a jamais mis les pieds dans une bibliothèque et encore moins dans une bibliothèque pour enfants. Comme beaucoup d'adultes, il s'imagine que la littérature de jeunesse est une sous-littérature, seulement destinée aux gamins. Evidemment cela provoquera la colère de Mikoshiba qui va lui prouver le contraire...
Cela commençait très très fort. Et tout au long du manga, on sourit des nombreuses considérations de Mikoshiba, dans lesquelles chaque amoureux des livres se retrouvera .

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(même si parfois, ça frôle la caricature...).



On croise une foule de personnages dans cette bibliothèque de jeunesse, dont une mère hystérique qui pense que la bibliothèque est mal fréquentée. On découvre le passé de Mikoshiba et ce qui l'a amené à devenir bibliothécaire pour enfants. On relit des classiques de la littérature enfantine de nombreux pays (on parle même de Stevenson et de son Ile au trésor; une allusion à Oscar Wilde aussi). On adore quand Mikoshiba ronchonne sur les bouquins martyrisés par les gamins qu'il faut rabibocher...

Mais (parce que malheureusement il y a un "mais") cela manque de fil narratif réellement construit. On a plus une impression de catalogue de tous les plaisirs apportés par la lecture et du rôle des bibliothécaire dans ce domaine. En fait, il manque une intrigue solide qui fait que, finalement, on se lasse un peu, faute de suspense.

Enfin, les dessins sont parfois déroutants : du très soigné au style brouillon, qui fait que parfois on a du mal à reconnaître les personnages.

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(et encore, je n'ai pas choisi le meilleur exemple...)

Mais je le répète, cela fait très longtemps que je n'ai pas lu de manga, donc j'ai un peu du mal à évaluer à ce niveau-là. Cela m'a juste surprise.

Comme tout manga qui se respecte, il y a une suite. Le tome 2 est publié. Affaire à suivre.

 

 

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20 septembre 2010

Ikebukuro West Gate Park

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4e de couveture : "Bienvenue à Ikebukuro West Gate Park. Un square ouvert aux aventuriers urbains, à la sortie ouest de la gare d'lkebukuro C'est là que Makoto et ses amis ont établi leur QG. Makoto a dix-neuf ans, et c'est un trouble shooter, un " solutionneur d'embrouilles ". Des embrouilles. il n'en manque pas dans ce quartier où se rencontrent gamins à la dérive, yakuzas, filles perdues et clandestins dans le Japon de l'envers. Avec pour seules armes son énergie et sa débrouillardise, Makoto résout les énigmes, vient en aide à ceux qui sont dans la détresse, et tente de ramener la paix dans les rues menacées par une sanglante guerre des gangs. Si Ikebukuro West Gate Park a obtenu le Grand Prix de littérature policière au Japon. il dépasse de loin le cadre du roman policier. Quand on referme le livre, on a l'impression de connaître par cœur ce quartier de Tôkyô, chacune de ses ruelles où se côtoient bars à karaoké et love-hôtels, on s'est attaché à chacun de ses habitants. Par petites touches incisives d'un pinceau très rapide, Ishida Ira a produit une œuvre extrêmement originale, dont la toile de fond plutôt noire s'éclaire de soudaines bourrasques de soleil."

Avec ce livre, j'ai eu l'impression de lire du manga et non un roman. On y trouve en quelque sort des "épisodes" des aventures du jeune Makoto, "solutionneur d'embrouilles". Ce héros résoud les problèmes de son quartier et donne à voir au lecteur quelques problèmes de la société japonaise urbaine contemporaine ; les jeunes-filles qui se prostituent pour s'acheter des produits de luxe, la guerre des gangs, la drogue, les yakuzas...

Un livre qui se lit très facilement mais aussi qui s'oublie très vite... Lu il y a un mois, je dois dire que je n'en garde pas un souvenir mémorable. Les personnages sont attachants mais bon, ça s'arrête là. Celui-ci est le premier volume d'une série. Je sais que la télévision japonaise en a fait une série TV. Avis aux amateurs qui veulent se détendre.

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27 mars 2010

Park Life

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4e de couverture : "Ce petit roman est une bouffée d'air pur dans la vie affairée et raisonnable des citoyens du XXIe siècle que nous sommes. Un air venu du parc de Hibiya à Tôkyô, où l'on pénètre sur les pas d'un jeune employé légèrement excentrique, et soudain " l'exhalaison de terre et d'herbe vous chatouille les narines ". Là, il croise une triathlonienne consommatrice de bains moussants. rencontre un vieil homme qui fait voler un capricieux aérostat rouge, rêve, médite, s'exerce à chambouler la perspective pour voir le monde autrement. Il arrive que s'y nouent des idylles, à peine plus tangibles que le bruissement des pigeons qui s'envolent. Ce récit a le charme des parenthèses qui s'ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l'enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n'est pas loin, les buildings cernent l'horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l'existence, la petite musique d'un grand parc au cœur d'une immense capitale.Park Life a été couronnée en 2002 du prix Akutagawa, le Goncourt japonais."

Très franchement, je ne suis pas d'accord avec la 4e de couverture : pour moi ce livre a été tout sauf une bouffée de fraîcheur. La lecture m'a laissé perplexe, interrogative. C'est la littérature asiatique telle que je la redoute. Je ne vois pas où l'auteur veut en venir.

Le narrateur croise dans un parc une jeune femme, lui-même habite en face de chez lui dans l'appartement d'un couple qui ne vit jamais ensemble où il garde leur singe. La mère du narrateur pendant ce temps là squatte chez lui. Trop passionnant tout ça... Bref, je regrette de m'être laissé tenter par ce livre, incapable de comprendre Yoshida Shuichi. C'est le côté "optimiste" du livre qui m'avait attirée. Mais bon...

Je ne renonce pas pour autant à la littérature japonaise, qui, avec ce que j'ai déjà lu, m'aide à préparer mon voyage dans quelques petites semaines. J'ai Ikebukuro West Gate Park  de Ira Ishida dans ma PAL et je pense que je l'emporterai avec moi dans l'avion.

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21 février 2010

Hotaru

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4e de couverture : "A la saison des lucioles (hotaru), lorsqu'elle rend visite à sa grand-mère Mariko Takahashi, Tsubaki est loin de se douter que celle-ci lui confiera bientôt le secret qui ronge sa vie depuis cinquante ans, incapable qu'elle fut de le révéler à son mari. Etudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie : l'innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d'expérience, et leur destinée s'en trouve à jamais bouleversée".

Le lecteur retrouve Mariko, la mère de Yukio, maintenant grand-mère. C'est à sa petite-fille, Tsubaki, qu'elle confie son histoire et surtout les secrets qui la rongent depuis tant d'années. La subtilité, c'est que le lecteur connaît la "faute" de Mariko depuis le premier tome et une partie de ses secrets. En lisant le premier volume, et en découvrant cette femme par les yeux de Yukiko, la fille de son voisin, je trouvais cette femme peu sympathique. Au 3e volume,déjà, mon regard sur elle avait changé. Sans pour autant l'innocenter complétement.

A la lecture de Hotaru ("lucioles", en japonais), elle m'a fait pitié, malgré sa culpabilité. Je me suis mise à détester ce monsieur Horibe, un peu trop propre sur lui et d'un égoïsme vraiment affligeant, prêt à vraiment tout pour avoir ce qu'il veut.
L'histoire de Mariko trouve un écho dans le coeur de sa petite-fille, qui, grâce à elle, évitera le pire, ou du moins la même erreur. Elle saura déjouer le piège.

Cet opus voit toutes les énigmes familiales élucidées, du moins aux yeux du lecteur. Mais Mariko reste avec cette interrogation : celle de l'attitude de Yukiko, la fille de Monsieur Horibe, qu'elle est seule à avoir vu un certain matin où la bombe atomique ravageait Nagasaki. Pourquoi a-t-elle fait ce qu'elle même envisageait de faire ?

Aki Shimazaki dresse là un portrait peu élogieux d'hommes riches, égoïstes, abusant sans complexes des femmes. Mais c'est aussi un roman sur l'amour et le désir.

Les lucioles, lorsqu'elles clignotent, "sont des mâles [qui] cherchent alors des femelles, des vers luisants, qui ne sont pas là".
Les lucioles qui sont des mâles, volent, pas les vers luisants, qui sont des femelles.

Alors je n'ai pas compris pourquoi Mariko se considère comme une "luciole tombée dans l'eau sucrée". Sa petite-fille lui promet à son tour de ne pas "tomber dans l'eau sucrée". Mariko et Tsubaki ne seraient-elles pas plutôt des vers luisants?
Je ne doute pas que ma question soit étonnante: juste une réflexion que je me suis faite en refermant le livre. Peut-être est-ce une question de poésie... La poésie du ver luisant n'étant pas celle de la luciole, dans l'imaginaire poétique ??
En tout cas les hommes de ce récit se plaisent à offrir des lucioles à leur amoureuse lors du premier rendez-vous...

J'ai envie de découvrir les deux autres livres écrit par Aki Shimazaki. Parce que cette pentalogie m'a vraiment bien plue ! Je pense même que je devrais relire le premier volume au regard de cet ensemble, maintenant que je connais l'ensemble des secrets...

Voir aussi les avis d'Aifelle et de Canel.

Edit du 26/02 : si vous voulez trouver Aki Shimazaki en librairie, regardez au rayon "littérature francophone" (elle vit au Québec et écrit en français). J'ai fait l'expérience dans une grande enseigne de vente de livres... Et ils étaient bien cachés ! LOL!

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20 février 2010

Wasurenagusa

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4e de couverture : "Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent. Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents. "

Après la vie de Mariko, nous en apprenons davantage sur la vie de son mari, Kenji Takahashi. Je ne peux dire qu'une chose : le pauvre ! Il est encore plus à plaindre que Mariko (du moins à ce stade de l'histoire, parce que le lecteur sait déjà que Mariko a fait quelque chose de très vilain à son égard).

L'histoire du Japon passe au second plan mais on apprend que des Japonais travaillant en Manchourie ont été capturés par les Russes et envoyés en Sibérie avant d'être libérés à la fin de la 2nd Guerre mondiale.

J'ai bien aimé encore. Seul bémol : je trouve que les rebondissements sont toujours les mêmes. Ce qui fait que j'ai deviné bien avant la fin, les deux secrets, qui, du coup, n'en était.

Peut-être que quelque chose de fracassant va être révélé au dernier tome. Tadam ! En tout cas vraiment très bien écrit, un style très "reposant".

Voir les avis d'Aifelle et de Canel.

19 février 2010

Tsubame

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4e de couverture : "Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?"

Ce troisième tome découvre au lecteur l'histoire secrète de la mère de Yukio. Sur fond de tremblement de terre, celui de Kanto en 1923, c'est l'occasion pour Aki Shimazaki d'évoquer les relations houleuses entre le Japon et la Corée (invasion, colonialisme), et les conséquences que cela a eu pour les Coréens : l'exil au Japon pour survivre mais où ils étaient obligés de cacher leur véritable identité et d'adopter des noms japonais sous peine de discrimination. En 1923, lors du tremblement de terre de Kanto, des Japonnais ont accusé des Coréens vivant là, d'avoir empoisonné l'eau. Et c'est le massacre.

Mariko Kanazwa, qui s'appelle en réalité Yonhi Kim, est une déracinée et une orpheline. Lors de l'exumation des cadavres des années plus tard, le passé remonte à la surface et Mariko-Yonhi part à la recherche de son histoire, d'autant plus qu'elle est née de père inconnue. Une révélation à la fin du volume !

J'ai trouvé ce troisième épisode très fort, beaucoup plus prenant que le précédent et même encore meilleur que le premier. C'est dire ! J'ai beaucoup apprécié d'apprendre sur l'histoire du Japon, une vraie découverte. Je continue donc avec hâte la découverte du "poids des secrets".

Voir aussi l'avis d'Aifelle et de Canel.

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16 février 2010

Hamaguri

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4e de couverture : "Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli."

Nous retrouvons les mêmes personnages que dans le premier volume (du moins, les 2 protagonistes principaux : Yukio et Yukiko, cette dernière étant la mère de la narratrice de Tsubaki). Mais cette fois l'histoire est racontée par Yukio. La fin du volume s'achève sur Yukio à l'âge de 50 ans, toujours amoureux de la petite fille qui lui a donné une palourde japonaise,  ("hamaguri", en japonais), symbole de leur amour et de leur fidélité.C'est à la fin du récit que sa mère lui restitue cet objet si précieux à ses yeux. Mais chut...!!

Le récit est beaucoup plus intimiste. Celui d'une histoire d'amour désespérée (et impossible). Le fond historique disparaît. J'ai trouvé cela dommage, mais cela va avec le thème du récit amoureux, qui occupe tout l'espace littéraire et fait disparaître le temps historique (c'est du moins ainsi que je le ressens, à tort ou à raison).

Je vais pourvoir entamer le 3e volume ce soir-même, pour mon plus grand plaisir ! Affaire à suivre, donc !

Voir aussi l'avis d'Aifelle.

07 février 2010

Tsubaki

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4e de couverture : "Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin."

Un récit fluide qui dit les choses sans brusqueries mais sans détour non plus. Un soupçon de cynisme dans une écriture poétique. Aki Shimazaki mêle les crimes et les mensonges de l'Histoire et ceux des personnages. L'horreur du bombardement de Nagasaki sert de caisse de raisonnance à un secret de famille, un drame tout aussi terrible et lui aussi criminel. L'histoire d'un cataclysme familial est en route et ce premier tome n'est que le début.

"Il y a des cruautés que l'on n'oublie jamais. Pour moi ce n'est pas la guerre ni la bombe atomique" révèle la mère de la narratrice sur son lit de mort. "L'empoisonnement, les bombes atomiques, l'Holocauste, lemassacre de Nankin... Etait-ce nécessaire? C'était, selon elle, une question inutile après une pareille catastrophe. Ce qu'on peut faire, peut-être, c'est de connaître la motivation des gestes".

Le lecteur va de découverte en découverte incroyables. On est tenu en haleine d'un bout à l'autre du récit. La fin s'achève sur une ultime surprise qui ne donne qu'un envie : savoir la suite de cette saga familiale.

Ce livre est également une bonne piqure de rappel sur l'horreur de la guerre, en particulier le bombardement atomique d'Hiroshima et ici celui de Nagasaki. J'ai vraiment été glacée d'effroi en lisant les lignes décrivant le massacre : "La vallée était couverte de gens gémissant et criant "De l'eau!" Des enfants hurlant partout "Maman ! Maman !" Je trouvais des visages déformés, des corps brûlés ou déjà morts sur la terre. Dans la rivière, des cadavres flottaient en passant devant moi. La vallée de la mort. (...). Dans la rue je vis un homme sous un toit effondré. Quand on essaya de le secourir en le tirant par la main, son bras se détacha".

Petite particularité de Aki Shimazaki : elle a écrit le récit directement en français, langue de son pays d'adoption (le Canada et plus particulièrement le Québec).

C'est grâce à Aifelle que j'ai découvert ce livre, en surfant dans ses contrées livresques.  Un grand merci donc pour cette belle découverte littéraire !
J'ai adoré le premier tome de cette histoire (il y en a cinq). La magie est là : je piaffe d'impatience de lire la suite et j'ai commandé dès celui-ci refermé  les tomes 2 et 3, avant qu'ils ne disparaissent !!! En effet, j'ai eu pas mal de chance de trouver le tome 1 (l'édition de poche est épuisée chez mon fournisseur habituel et pas facile à trouver non plus ailleurs et il ne reste que quelques exemplaires de cette édition) et, d'après ce que j'ai pu voir, le tome 4 suit le même chemin. Arf, trop dure la vie de lectrice !

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