08 août 2013

Au lieu dit Noir-Etang

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4e de couverture : "Dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre en 1926, le jeune Henry découvre la relation adultérine qu'entretiennent deux de ses professeurs. La solitude de M. Reed, marié et père de famille, l'intrigue ; tout comme le fascinent la beauté et le caractère passionné de Mlle Channing. Henry va être témoin complice et muet de la tragédie qui se noue au lieu maudit appelé Noir-Etang..."

Tadam ! C'est un roman noir bien echevelé que je viens de lire là mais non moins palpitant ! Dès le début, le lecteur connaît le dénouement dramatique de l'histoire : Thomas H. Cook prend soin de lui faire entrer ça dans le crâne pendant un certain nombre de pages par la voix du narrateur, Henry, devenu vieil homme. Néanmoins, le suspense reste entier et il faut vraiment lire ce livre jusqu'à la dernière page et avec attention car la révélation n'aura pas lieu avant. Un coup de théâtre vous y attend mais là j'en ai déjà presque trop dit...

Thomas H. Cook reprend le topos de l'amour passionnel et interdit, le plante dans le décor de Cap Cod à la fin des années 20. On aurait pu craindre qu'il tombe dans le piège du récit type Harlequin mais ce n'est pas le cas. Il s'attache avant tout à décrire l'atomsphère suffocante de la petite ville où se trouve Chatham School, école où étudie Henry et dont le père est le directeur et le bouleversement que va provoquer l'arrivée d'une belle femme émancipée, cultivée et artiste. Mlle Channing, embauchée comme professeur de dessin, a parcouru le monde avec son père quand elle était enfant. Un vent de liberté l'habite toujours et elle saura l'insuffler à Henry, mais également à son collègue Mr Reed. L'effet de ce vent de liberté emmènera ces trois personnages vers le drame. C'est l'étau qui se resserre autour d'eux peu à peu que décrit Thomas H. Cook, ou comment les ragots, les suppositions, les petites histoires que chaque habitant va se raconter finira par noircir la réalité, brisant les plus fragiles.

L'écrivain traite à merveille du sentiment de culpabilité et du thème de la liberté qui file tout au long du roman. Nous plongeons avec le narrateur dans le passé de cette petite ville de la Nouvelle-Angleterre des années 20 qui  fait froid dans le dos. Un roman noir bien caustique à dévorer sans modération.

Je vais me fixer d'autres rendez-vous avec Thomas H. Cook, c'est certain !


18 juin 2011

Ce que savait le chat

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4e de couverture : "Depuis le terrible accident de voiture dont a été victime sa maîtresse Lu Aguilar, Richard Jury traîne
son spleen dans les couloirs de l'hôpital londonien où est soignée la jeune femme. Le commissaire va cependant devoir s'éloigner de celle qu'il aime. En effet, on l'envoie enquêter sur le meurtre d'une jeune femme sauvagement assassinée dans le jardin du Chat noir, un pub situé dans un village en dehors de son secteur. Bibliothécaire discrète au physique banal, Mariah Cox était méconnaissable au moment de sa mort. Elle qui portait d'ordinaire des tenues passe-partout était vêtue ce soir-là d'une splendide robe haute couture. Une crinière rouge flamboyante avait remplacé ses cheveux châtain terne. L a bibliothécaire menait-elle une double vie, en se faisant entretenir par de riches amants ? Une activité illégale lui permettait-elle de s'offrir une garde-robe aussi luxueuse ? Avec le chat noir mascotte du pub pour seul témoin, Jury ne dispose que de très peu de pistes. Pourtant, il y a urgence. Car d'autres jeunes femmes en tenue de gala sont assassinées à Londres, et il se pourrait bien qu'un serial killer sévisse dans la région."

Un livre où vous en apprendrez un rayon sur les chaussures de luxe, les Jimmy Choo, les Manolo blahnik et autres Christian Louboutin. Parce que les trois jeunes-femmes victimes d'un meurtrier en série avaient pour habitude d'être bibliothécaire ou secrétaire le jour et excort girls d'ultra-luxe la nuit. Mais pourquoi, on ne le saura jamais vraiment.

C'est aussi le premier polar où je vois un chien et un chat qui tapent la discut entre eux (sans être compris des humains). Mais ça ne sert pas l'intrigue non plus. Donc c'est assez rigolo... jusqu'à un certain point.

Le mobile du crime reste très stéréotypé, comme les personnages en fin de compte,  et le suspense reste  à chercher. D'ailleurs je n'aime pas le portrait qu'elle dresse des bibliothécaires !

Premier polar que je lis de cette Amércaine qui tente d'écrire des livres à la british. Mais je ne recommencerai pas. Apparemment ce livre fait partie d'une série mais ça ne suffit pas à expliquer le fait que je ne l'ai pas apprécié.C'est plutôt que c'est du "tout formaté prêt à digérer".

 

 

29 mars 2011

Verdict

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4e de couverture : "Joel Deveraux est à l'orée d'une brillante carrière dans un cabinet réputé d'avocats d'affaires new-yorkais. Mais celle-ci est brisée net par une sinistre histoire de drogue, et Joel se retrouve du jour au lendemain avocat commis d'office dans de minables affaires de délinquance. Lui qui ne fréquentait que les hautes sphères de la société se retrouve ainsi dans les rouages les plus misérables du système juridique, parmi les pauvres et les déshérités. Vient enfin le jour où il est affecté à une affaire plus importante, aux côtés d'une autre avocate, Myra Goldstein. Un dealer notoire est accusé du meurtre d'un jeune étudiant. Le suspect est noir, la victime juive et blanche. Lors d'un procès passionnant, aux rebondissements multiples, Joel va vite comprendre qu'en matière criminelle la culpabilité ou l'innocence d'un prévenu importe moins que la force de persuasion de son avocat. Et que le verdict dépend bien souvent de celui qui aura su raconter l'histoire la plus convaincante."

Ce roman policier est intéressant dans la mesure où les deux héros, Joël et Myra, ne sont pas des flics mais des avocats commis d'office. Ils ont un client à défendre, qui n'est pas un ange. Mais peu importe, leur rôle consiste à le défendre du mieux possible et pas forcément en sachant si ce qu'il dit est vrai ou non. Car l'accusé, Lorenzo Tate a en fait deux chefs d'inculpations aux fesses : l'homicide involontaire d'un étudiant blanc, Seth Lipton et la tentative de meurtre sur Devin Wallace, un autre dealer black.

Le lecteur est projeté dans le monde des avocats commis d'office, ceux qui défendent les bas-fonds de New-York pour une rémunération tout aussi misérable. Joël et Myra ne restent pas cloîtrés toute la journée dans leur bureau, comme les avocats des affaires, plus aptes à gagner de l'argent sans trop rien faire. Ils enquêtent, presque comme les policiers, qui ici, ne semblent pas tout à fait faire leur boulot ni dire non plus tout à fait la vérite.

Le procès est retranscrit avec minutie et crédibilité. Les rebondissements ne sont pas absents et les personnages de ce roman sont attachants, même l'accusé ! La fin réserve d'ailleurs une belle surprise qui ouvre bien des questions.

Bref, un très bon roman policier judiciaire, le premier écrit par Justin Peacock, lui-même avocat. On pourrait bien entendre reparler de lui.

Lu dans le cadre du
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29 janvier 2011

La maison d'à côté

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4e de couverture : "Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Dès que l'inspectrice D. D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d'empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie"... Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ? Après avoir lu ce suspense vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon... Les fans de Sauver sa peau apprécieront cette nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D. D. Warren."

Je dois avouer une grosse déception avec ce livre. Peut-être en attendais-je beaucoup plus avec les avis enthousiastes des uns et des autres. Mais bof ! En ce qui me concerne j'ai trouvé que ce polar "spécial suspens" joue un peu trop sur le thème du sordide et du monstrueux. La fin est étonnante en effet, voire tirée par les cheveux. J'avais deviné pour la photo (ceux qui ont lu le livre sauront de quoi je parle).

Par ailleurs, je ne l'ai pas trouvé spécialement bien écrit et les "putain de merde", "fait chier" et autres mots ordruriers de la Commandante de police D. D. Warren a fini par me taper sur le système. Ce personnage est d'ailleurs tout à fait antipathique : elle ne pense qu'à manger et est en manque de sexe (tout un programme!).  Je n'ai pas envie de la retrouver dans les autres livres écrits par l'auteur. Tout au long des 400 pages, l'enquête piétine sec, les flics se focalisent sur le père de famille, le pseudo-pédophile du quartier qui a couché avec sa demi-soeur de 14 ans dont il était amoureux, et le jeune informaticien amoureux de sa prof. Puis sur l'ordinateur du suspect n°1 qu'est Jason le père de famille, mais ils sont incapables d'en tirer quoi que ce soit.

L'auteur appuie un peu trop sur la culpabilité du mari, ce qui fait, qu'évidemment, on sait que ce n'est pas lui ! Sinon quel intérêt ? Ok, il a tout de même une sacrée part d'ombre, mais quand on la découvre, on la trouve à la limite du vraisemblable.

Bref, dans le genre polar à suspens, je ne trouve aucune originalité à ce livre. J'ai trouvé vraiment meilleur Tu ne m'attraperas pas de Jennifer McMahon. J'ai été soulagée de refermer celui-ci au bout de 414 pages, au bord de la nausée. C'est le roman policier qui m'a le moins plus pour l'instant, les autres m'étant forts sympathiques et beaucoup plus "fouillés".

Voir aussi les avis beaucoup plus enthousiastes de : Lisa Lou, the a-liste, Ankya, Anyuka. Mais aussi celui de La bibliothèque du dolmen.

Lu dans le cadre du

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11 novembre 2010

Tu ne m'attraperas pas

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4e de couverture : "Une enfant qui disparaît, une communauté traumatisée, des secrets qui refont surface... Dans la torpeur d'une bourgade du Vermont, un polar à l'atmosphère troublante, par une nouvelle venue au talent exceptionnel. Infirmière d'une quarantaine d'années, Kate Cypher pensait bien ne jamais revenir à New Canaan. Un coup de fil la prévient que la santé mentale de sa mère s'est subitement altérée et la voilà de retour, sur les traces d'un passé qu'elle avait soigneusement enfoui : son enfance dans une ville trop tranquille, où tout le monde se connaît, sa difficile intégration à l'école et son amitié miraculeuse avec Del, jeune fille débordante de vie et de fantaisie. Et puis le drame : le meurtre de Del, jamais élucidé. Une tragédie qui, étrangement, a toujours laissé à Kate un inexplicable sentiment de culpabilité... Et voici que trente ans plus tard, une autre jeune fille est retrouvée assassinée... "

Très franchement, le meilleur thriller que j'ai lu depuis des années. Je crois que je n'ai pas eu aussi peur depuis Un bébé pour Rosemary. Une belle réussite, avec pour thèmes l'amitié, la trahison, la différence et l'impitoyable univers des enfants. Une incroyable histoire de fantômes dont on ne ressort pas indemne et où votre esprit cartésien en prend un coup.

Je ne peux que vous conseiller ce livre, le premier de Jennifer McMahon qui vient d'être traduit en français (il date de 2007)  dont le titre VO est Promise no to tell. En effet, il arrive de bien vilaines choses quand on ne tient pas ses promesses...

Jennifer McMahon réussit là un thriller où le suspens est à couper le souffle. Je pense qu'on entendra reparler d'elle...

Lu dans le cadre du

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14 mai 2010

Les visages

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4e de couverture : "Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach"

Je pense que je n'aurais pas acheté ce roman de moi-même. Déjà parce que je ne connaissais pas du tout l'auteur, dont c'est le premier livre publié en France. Ensuite parce que, si sur la couverture il y a écrit "Elu meilleur thriller de l'année par le New York Times", franchement, ça me laisse de marbre. D'autant plus que je ne lis pas ce journal américain n'est-ce pas ? Ici c'est la France, pas les Etats-Unis ! C'est parce que j'ai lu des bonnes critiques sur vos blogs en septembre (chez Canel notamment me semble-t-il de mémoire) que j'avais noté ce roman dans mes tablettes. Et il a fallu qu'un tas d'exemplaires d'occasion me fasse de l'oeil dans une célèbre librairie pour que je me jette dessus illico !

Déjà, pour le genre littéraire, je dirai qu'il ne s'agit pas d'un thriller : rien à voir avec la peur, une action trépidante. Il y a certes eu des meurtres, mais ils datent de dizaines d'années en arrière. L'enquêteur est Ethan, propriétaire d'une galerie d'art qui découvre les dessins d'un inconnu un peu par hasard. Leur auteur, un mystérieux Victor a disparu, s'est volatilisé du jour au lendemain. Ehtan, ébloui par l'oeuvre de cet homme qui a tout du génie, selon lui,  remue ciel et terre pour le retrouver, d'autant plus qu'il est suspecté de meurtres.

Pour moi, ce livre est davantage une parodie de thriller, une mise à distance du genre tel qu'on le connaît pour mettre en valeur l'histoire. Le narrateur déclare dès la première page : "Nous n'avons chacun qu'une histoire à raconter et nous devons le faire comme ça nous vient naturellement. Je ne porte pas de flingue, je ne suis pas coutumier des bagarres ou des courses poursuites en voiture", "Il faut que je fasse plus roman noir, en tout cas j'aimerais bien". Jesse Kellerman pose ici un roman sur la création artistique, l'émotion et le bonheur qu'elle procure, ainsi que sa dimension salvatrice. C'est aussi l'histoire d'une famille qui peu à peu prend forme. Deux récits parallèles finissent par se rejoindre pour donner la solution de l'énigme. Pas de coup de théâtre spéctaculaire pour le lecteur qui au fur et à mesure se doute de ce qui l'attend. Une suprise pour le héros, certes !

Il est à noter que le titre original du roman est The Genius et non pas Les visages. Je trouve que l'éditeur et le traducteur auraient dû tenir compte de ce "détail". Notamment par rapport à la fin du roman (que je ne peux dévoiler) et parce que c'est bien l'histoire d'un génie qui nous est raconté, ou du moins la différence qu'il peut y avoir entre un génie tel que le commun des Mortels se l'imagine et la réalité (du génie qu'est Victor).

En tout cas, Jesse Kellerman donne un coup de griffe au milieu prétentieux des marchands d'arts.

J'ai passé un agréable moment avec ce livre et je ne peux que vous recommander de tester une expérience littéraire d'un nouveau genre !

21 mars 2010

Pour solde de tout compte

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4e de couverture : "La surdité d'Elena Weaver ne l'empêchait nullement de mener à Cambridge de brillantes études en même temps qu'une vie sexuelle débridée. Mais dans une île mal famée en bordure de la ville on découvre son cadavre mutilé. Une mort atroce pour la belle étudiante, fille d'un professeur respecté du collège St Stephen.
Les maladresses de la police locale incitent Scotland Yard à dépêcher sur place deux de ses meilleurs enquêteurs. L'occasion pour le sergent Barbara Havers, toujours aussi caustique et mal fagotée, de retrouver son vieil ennemi intime, le comte Lynley, sa Bentley et ses bonnes manières d'ancien d'Eton.
Mais s'ils s'entendent comme chien et chat, ces deux-là forment aussi l'équipe la plus intelligente et la plus tenace de Grande-Bretagne. De la subtilité et du courage, il leur en faudra pour identifier le plus stupéfiant, le plus invraisemblable des coupables."

Si l'atmosphère britannique vous manque, alors je ne peux que vous conseiller Elizabeth George, la plus "british" des auteurs de polar américain.

Dans ce roman, nous sommes plongés dans le brouillard de Cambridge, au sens propre comme au sens figuré. Le "so british" lord Lynley et son acolyte Havers, une femme un peu "prolo", dotée d'un langage châtié, habillée comme un sac à patates, piétinnent dans l'enquête, se perdent sur des fausses pistes à répétition. On finit par se demander si le brouillard va se lever sur la ville comme dans leur tête, car un Lynley plus amoureux que jamais de Lady Helen et une Havers inquiète pour sa mère, ça n'arrange pas les choses. Par dessus le marché la victime s'avère n'être pas une blanche colombe, son père encore moins et la réputation de la fameuse université de Cambridge risque de voir sa réputation et le sérieux de ses enseignants légèrement compromis.

J'ai mis du temps à terminer ce roman de 527 pages, pas vraiment à cause du nombre der pages mais plutôt parce qu'Elizabeth George a une écriture dense, qui prend son temps. Pourtant, quand on a le livre en mains, il est difficile de le lâcher car c'est avec ce style, ayant un souci du détail assez incroyable, qu'elle tient le lecteur en haleine. On ne peut que suivre les deux enquêteurs dans les secrets de Cambridge.

Cette enquête m'a fait penser à celles d'Agatha Christie, avec en plus, une étude sociologique : celle du milieu universitaire cambridgien (avec la course à la renommée et le souci des apparences, du "qu'en-dira-t-on"), l'univers des sourds et de la condition féminine. Les hommes en prennent pour leur grade mais les meurtriers ne sont pas ceux qu'on imagine. En tout cas l'innocence ne fait pas partie de l'univers de ce roman. L'égoïsme et la provocation des personnages, chacun à leur manière, oui.

J'ai donc passé un bon moment à Cambridge grâce à Elizabeth George dont j'avais déjà lu une série de nouvelles fort sympathiques (Un petit reconstituant) et Enquête dans le brouillard. Je pense renouveler l'expérience avec Sans l'ombre d'un témoin.
Contrairement à ce que dit la 4e de couverture, j'ai trouvé que dans cette enquête, Harvers et Lynley s'entendaient plutôt bien, nettement mieux que dans Enquête dans le brouillard.

Avis aux amateurs d'atmosphère britannique !