07 février 2015

Respire

respire

4e de couverture : "Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu'on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux.
Charlène souffre : elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l'entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d'attente. Jusqu'à l'arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Avant les petites déceptions, les souffrances, la passion puis le désespoir.
Un roman d'une vérité hallucinante écrit par une jeune fille de 17 ans."

Un roman publié pour la première fois il y a 14 ans, en 2001, qui a l'air connu de beaucoup mais dont je n'avais jamais entendu parler. La sortie du film adapté du livre et la réédition en poche, avec cette jolie couverture a fini par me tenter. J'étais plutôt curieuse de voir ce que quelqu'un de seulement 17 ans pouvait écrire. D'autant que tout le monde quasiment porte ce roman aux nues.

Je vais être brève.
Ce roman est exceptionnellement bien écrit, le style est remarquable et fouillé. Pourtant je me suis bien ennuyée. Il n'y a pas de suspense : on sait dès le départ que "Charlie" a tué. On comprend vite, au bout de quelques pages, qu'elle a tué une certaine Sarah. Quand le roman débute, Charlie parle depuis la prison où elle est enfermée. Elle a 19 ans et raconte la ruine de sa vie par son amitié avec cette fille.

Je n'ai eu aucune empathie pour les deux personnages, avec d'un côté la pauvre fille, seule, bêtasse-trop gentille victime et de l'autre la grosse méchante manipulatrice, du genre pervers narcissique, qui se prend pour la star du collège puis du lycée. Deux personnages trop stéréotypés.
Et puis, il ne se passe pas grand chose : Charlène et Sarah deviennent amies. Et puis Sarah se montre arrogante, méprisante, méchante et sadique envers Charlie. On se dit que celle-ci va lui rendre les claques qu'elle se prend. Ben non : elle tend l'autre joue. Une fois, deux fois, et rebelote pendant un peu moins de deux cents pages...  La seule rébellion sera le meurtre à l'aide un oreiller...
Un peu dans l'excès tout ça !

Un roman court et ça tombe bien parce que c'est glauque, violent, pessimiste, impitoyable. A la limite du crédible. L'histoire d'une haine finalement. Il y a mieux pour respirer.

Posté par maevedefrance à 16:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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