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Mille (et une) lectures

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Mille (et une) lectures
10 février 2011

On dirait vraiment le paradis

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4e de couverture : "Lemuel Sears mène une existence paisible à Manhattan. Conscient de son vieillissement, il vit dans la crainte de ne plus connaître l'amour avant de disparaître. Un jour, il se rend dans la petite ville de Janice pour patiner sur l'étang, et découvre que celui-ci est utilisé comme dépotoir. Révolté, il décide de tout mettre en oeuvre pour rendre à Janice son paysage bucolique. Amené à côtoyer les riverains, il rencontrera certaines figures du crime organisé, des politiciens véreux ainsi que quelques bonnes âmes prêtes à t'aider qui utilisent pour ce faire des méthodes pour le moins radicales... Parmi ces personnes, Sears fera la connaissance d'une jeune femme dont il tombera amoureux. On dirait vraiment le paradis, paru aux États-Unis en 1982, inédit en français, est le dernier roman de John Cheever. On y retrouve l'élégance de son style, l'humour omniprésent et l'immense tendresse qu'il porte à ses personnages".

Le livre commence par la phrase suivante : "Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse". Ca me paraissaît fort alléchant.  Mais, hélas!, je ne suis pas parvenue à entrer réellement dans le récit. Certes, les conditions n'étaient que partiellement respectées : je n'étais pas dans une vieille maison mais la météo était celle remcommandée !! La quatrième de couverture annonce ce livre comme "un plaidoyer inédit en faveur d'une nature préservée". C'était peut-être l'intention de John Cheever, avec ce roman écrit en 1982 (un précurseur, un visionnaire du XXIe siècle donc), mais les nombreuses digressions noient le lecteur, qui finit par se demander où veut en venir l'écrivain. L'écriture est poétique et donc agréable à lire mais en refermant ce livre on est incapable d'en résumer le sujet réel.

Cette lecture est donc une déception pour moi car j'ai fini par m'ennuyer.

Je tiens néanmoins Babelio et les éditions Folio de m'avoir envoyé le livre, dans le cadre de l'opération Masse Critique de décembre dernier.

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8 février 2011

Rentrée littéraire irlandaise

Il pleut des livres d'écrivains irlandais sur la France en ce moment, et pas n'importe qui : mes chouchoux, mes préférés, ceux que j'admire et qui m'ont toujours fait passé de bons moments :

Nuala O'Faolain, que j'adore, disparue prématurément en mai 2008 (dont j'ai dévoré tous les récits, autobiographies et romans), était à l'origine aussi une grande journaliste, très populaire en Irlande. Son éditeur français, à l'instar de l'éditeur irlandais, a eu la bonne idée de rassembler ses écrits journalistiques :

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4e de couverture : "Nuala O’Faolain, avant de devenir l’écrivain qu’on connaît, a d’abord été une grande journaliste. Et c’est grâce à son métier de journaliste qu’elle a été amenée à écrire son premier livre, On s’est déjà vu quelque part ?, paru en France en 2002 : un éditeur irlandais avait eu l’idée de lui demander de rassembler ses chroniques, parues dans le Irish Times. Nuala avait accepté, à la condition de pouvoir écrire en préface un récit autobiographique. Les chroniques ont bien paru, à Dublin en 1996, avec ladite préface, en fait un essai de plus de trois cents pages. Très vite réédité sans les chroniques, le récit, sous-titré Les Mémoires accidentels d’une femme de Dublin, a remporté en Irlande puis aux États-Unis un succès phénoménal. Alors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de Nuala O’Faolain, féministe de la première heure, spectatrice attentive et fine analyste du monde qui l’entourait, les lecteurs français ne connaissent « que » ses romans et ses mémoires. Ses écrits journalistiques n’avaient pas encore été traduits. Dans la sélection publiée aujourd’hui, englobant plus de vingt années de carrière, de 1986 à 2008, se retrouvent tout entiers la sensibilité, la faculté d’empathie et le talent d’observation de la grande dame irlandaise disparue. Traitant des sujets les plus divers, des plus politiques comme le processus de paix en Irlande aux plus futiles, comme les travaux ménagers, en passant par U2, Sinatra, le matérialisme ou la condition féminine, Nuala O’Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d’ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l’impuissance. Ceux qui ont lu ses romans auront l’émouvant sentiment de la retrouver telle qu’en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde. Ils découvriront l’étendue des centres d’intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui fut aussi un grand témoin et une grande conscience de son époque."

Puis, le 10 février prochain, paraît le 2e volume des aventures de Quirke, personnage imaginé par John Banville qui écrit ici sous le pseudonyme de Benjamin Black : Le cygne d'argent, la double vie de Laura Swan. J'avais littéralement dévoré le tome 1, Les Disparus de Dublin.

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4e de couverture : "Depuis sa précédente enquête (Les Disparus de Dublin), Quirke a perdu Sarah, l'amour de sa vie, son père est mourant, il est quasiment brouillé avec Phoebe, sa fille unique. Et il a arrêté de boire. Pour le reste, il est toujours aussi maladroit et bourru, coincé dans son énorme carcasse de grand dur au coeur (presque) tendre. Et cette fois encore, les ennuis vont lui tomber dessus sans qu'il les ait cherchés. Alors qu'il travaille dans son antre, à la morgue du Holy Family Hospital, Billy Hunt, un vieux copain de fac (pas si copain que ça, en réalité), le contacte, éploré : Deirdre, sa femme, s'est jetée du haut d'une falaise dans la baie de Dublin. Et Hunt supplie Quirke de ne pas pratiquer d'autopsie : imaginer sa ravissante épouse découpée en morceaux lui fend le coeur. Evidemment, Quirke est obligé de pratiquer cette autopsie, durant laquelle il découvre que la jeune femme n'est pas du tout morte noyée (elle n'a pas d'eau dans les poumons), mais d'une overdose de morphine... Pourtant, le légiste va laisser classer l'affaire comme un suicide. En restera-t-il là pour autant ? Bien sûr que non. D'abord parce que, commençant à fureter dans le passé de la victime, Quirke découvre qu'elle avait une double vie, une double identité, entourée de personnages aussi troubles que les circonstances de sa mort. Ensuite parce que Phoebe en vient à être impliquée dans l'affaire. Impliquée et probablement en danger...L'enquête de Quirke alterne avec le récit du passé de Deirdre et plonge le lecteur dans un Dublin des années 1950 envoûtant, l'entraînant dans une intrigue digne des meilleurs films noirs américains. Et puis il y a les liens, sombres et complexes, entre les personnages, leurs conflits irrésolus, leurs zones d'ombre, leurs désirs refoulés... Et là, Banville/Black s'impose comme un véritable maître du polar d'atmosphère."

Le même John Banville publie le même jour :

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4e de couverture : "Adam Godley, un brillant mathématicien, spécialiste de l’infinité des infinis, et de la possibilité d’univers parallèles, repose dans sa chambre, au seuil de la mort, plongé dans le coma. Autour de lui, dans une maison à l’atmosphère oppressante, le veillent sa deuxième épouse, alcoolique, sa fille, une adolescente fragile et perturbée, son fils, accompagné de sa femme, Helen, une comédienne à la beauté troublante. En un jour, en un lieu, ce monde mortel et imparfait va recevoir la visite invisible des dieux de l’Olympe, des dieux à l’esprit facétieux, qui vont se plaire à prendre la place des humains pour satisfaire leurs désirs illicites. Zeus, follement épris d’Helen, se fera passer le temps d’une nuit pour son mari afin de jouir de ses charmes. Puis en prenant l’apparence de Rody, le fiancé de la fille d’Adam, il poursuivra son oeuvre de séduction. Hermès, le fils de Zeus, est le narrateur espiègle de cette tragicomédie ensorcelante, qui évoque le Songe d’une nuit d’été, en illustrant la folie de l’amour et des actes qu’il peut nous pousser à commettre. Hermès se déguisera lui-même en fermier pour conquérir l’une des servantes, sans se soucier des conséquences. Ainsi la présence des dieux va bientôt faire exploser les tensions jusque-là silencieuses, exaspérer les drames, tandis qu’Adam, toujours mourant, revit dans son esprit le souvenir de ses années passées. En s’inspirant de l’Amphitryon de Kleist, Banville mêle les genres avec virtuosité, dans une langue iridescente et poétique. Le texte oscille constamment entre gravité et ironie. Le réel et le merveilleux se répondent, donnent une profondeur envoûtante au récit. En mêlant des questions métaphysiques et humaines, Banville ne cesse d’interroger le sens de notre existence, son mystère et sa beauté."

En mars, ce sera aussi le tour de Hugo Hamilton (l'auteur de Sang impur, Le Marin de Dublin, Déjanté, Triste flic...) :

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4e de couverture : "Vid Cosic est un jeune Serbe de Belgrade, charpentier de métier, venu chercher un travail à Dublin. Dès son arrivée en Irlande il noue une amitié, très alcoolisée, avec un avocat, Kevin Concannon, à qui tout semble réussir, mais qui est résolu à taire le chaos familial dans lequel s’est déroulée son enfance. Immigré doué pour l’espoir, un peu naïf, Vid Cosic croît en l’avenir de l’espèce humaine et ne songe qu’à faire le bien autour de lui. Cette amitié représente pour lui une chance d’appartenir à un nouveau peuple, mais elle sera la source de mille catastrophes, bagarre avec un électricien raciste, incendie de l’entrepôt où Vid travaille, colère plus qu’agressive de Kevin quand il apprend que Vid tente de le rapprocher de son père, un violent notoire. Décidément la bonté et l’altruisme, quand c’est Vid qui les pratique, n’ont pour écho que haine et vengeance".

Je me dis qu'avec un peu de chance, il y aura bientôt un nouveau livre de Joseph O'Connor, Sebastian Barry ou Roddy Doyle... Mais là déjà, c'est intenable, je veux les lire tous !

Les disparus de Dublin est paru au format poche.

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Edit du 9 février :

J'allais oublier d'ajouter un livre qui m'a tout l'air d'être majeur d'après ce qu'en disent les critiques Celui de Colm Toibin (jamais lu jusqu'à présent mais j'ai ce livre dans ma PAL ):

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4e de couverture : "Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 50. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa soeur Rose obtient pour elle un emploi aux Etats-Unis. En poussant sa jeune soeur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. A Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires. Au début, le mal du pays la submerge, la laissant triste et solitaire. Puis, peu à peu, elle s’attache à la nouveauté de son existence. A son travail de vendeuse dans un grand magasin où les premières clientes noires font une apparition timide qui scandalise les âmes bien-pensantes, sauf Eilis, qui, dans sa petite ville d’origine, n’a jamais connu le racisme. Au bal du vendredi à la paroisse du quartier. Aux cours du soir grâce auxquels elle se perfectionne en comptabilité. Dans ce rythme entre monotonie rassurante et nouveautés excitantes, Eilis trouve une sorte de liberté assez proche du bonheur. Et quand Tony, un Italien tendre, sérieux et très amoureux, entre dans sa vie, elle est convaincue que son avenir est tout tracé : elle deviendra américaine. Mais un drame familial l’oblige à retraverser l’Atlantique pour un séjour de quelques semaines en Irlande. Au pays, Eilis est devenue une femme à la mode, désirable, parée du charme des exilées. Brooklyn, Tony, la vie américaine se voilent de l’irréalité des rêves. Un nouvel avenir l’attend dans la bourgade de son enfance : un homme prêt à l’épouser, un travail. Deux pays, deux emplois, deux amours. Les possibilités inconciliables déferlent sur Eilis, lui infligeant cette petite mort que suppose l’impératif des choix. "

5 février 2011

Six mois, six jours

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4e de couverture : « Dans l’anonymat d’une chambre d’hôtel, l’une des femmes les plus puissantes d’Allemagne se donna à un homme dont elle ne savait rien, qu’elle n’avait vu que deux fois dans sa vie… » Mais au bout de quelques mois, l’homme menace de révéler à la presse leur liaison : tous leurs ébats ont été filmés. Juliana Kant la milliardaire dénonce le gigolo. On l’emprisonne, la morale est presque sauve.Une affaire de mœurs chez les riches ? Une liaison amoureuse qui tourne au chantage sordide ? Karine Tuil, dans son roman le plus troublant, dévoile l’arrière-monde de cette aventure risquée : qui est à l’origine d’une telle fortune allemande ? Pourquoi le grand-père de Juliana, premier mari de Magda Goeb­bels, et militant nazi, n’a-t-il pas été arrêté à la Libération ? Sait-on que le père d’adoption de Magda était un juif qu’elle a renié puis laissé mourir ? Pourquoi les Kant ont-ils gardé le silence sur leurs activités industrielles sous le Reich ? Et si humilier sexuellement la jolie bête blonde était une forme de vengeance ? Les fils ont-ils d’ailleurs reconnu la faute des pères, les vivants ont-ils pardonné aux morts ?"

Alors là, chapeau ! C'est vraiment le mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai refermé le livre. Et pendant toute la lecture j'ai pensé à l'excellentissime Liseur de Bernhard Schlink.

Une fiction qui mêle réalité historique (les enrichissements personnels d'industriels avides qui ont collaboré avec le nazisme) et la petite histoire d'une destinée familiale pas très reluisante. Très franchement, aucune idée si le personnage de Magda a réellement été l'épouse de l'affreux ministre nazi Joseph Goebbels, mais quelle monstre elle était! On en reste pantois. Et Juliana a beau être la femme du plus riche industriel allemand, la femme la plus puissante d'Allemagne, n'empêche, elle est d'une bêtise affligeante, ce que lui fera bien sentir Herb Braun. J'ai bien aimé l'humour noir du narrateur, Karl Fritz, ex-conseiller de Philipp Kant, jeté comme un chien à la rue parce qu'il n'a pas su "protéger" Juliana. Parce qu'en plus elle avait besoin d'un conseiller jusque dans ses affaires de coeur extra-conjuguales, voyez-vous !

Un roman qui interroge les responsabilités individuelles et le poids du passé sur le présent. Un roman comme je les aime et dont je ne peux que vous conseiller la lecture. J'avais déjà lu Douce France du même auteur que j'avais aussi beaucoup apprécié.

Lu dans le cadre du

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29 janvier 2011

La maison d'à côté

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4e de couverture : "Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Dès que l'inspectrice D. D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d'empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie"... Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ? Après avoir lu ce suspense vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon... Les fans de Sauver sa peau apprécieront cette nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D. D. Warren."

Je dois avouer une grosse déception avec ce livre. Peut-être en attendais-je beaucoup plus avec les avis enthousiastes des uns et des autres. Mais bof ! En ce qui me concerne j'ai trouvé que ce polar "spécial suspens" joue un peu trop sur le thème du sordide et du monstrueux. La fin est étonnante en effet, voire tirée par les cheveux. J'avais deviné pour la photo (ceux qui ont lu le livre sauront de quoi je parle).

Par ailleurs, je ne l'ai pas trouvé spécialement bien écrit et les "putain de merde", "fait chier" et autres mots ordruriers de la Commandante de police D. D. Warren a fini par me taper sur le système. Ce personnage est d'ailleurs tout à fait antipathique : elle ne pense qu'à manger et est en manque de sexe (tout un programme!).  Je n'ai pas envie de la retrouver dans les autres livres écrits par l'auteur. Tout au long des 400 pages, l'enquête piétine sec, les flics se focalisent sur le père de famille, le pseudo-pédophile du quartier qui a couché avec sa demi-soeur de 14 ans dont il était amoureux, et le jeune informaticien amoureux de sa prof. Puis sur l'ordinateur du suspect n°1 qu'est Jason le père de famille, mais ils sont incapables d'en tirer quoi que ce soit.

L'auteur appuie un peu trop sur la culpabilité du mari, ce qui fait, qu'évidemment, on sait que ce n'est pas lui ! Sinon quel intérêt ? Ok, il a tout de même une sacrée part d'ombre, mais quand on la découvre, on la trouve à la limite du vraisemblable.

Bref, dans le genre polar à suspens, je ne trouve aucune originalité à ce livre. J'ai trouvé vraiment meilleur Tu ne m'attraperas pas de Jennifer McMahon. J'ai été soulagée de refermer celui-ci au bout de 414 pages, au bord de la nausée. C'est le roman policier qui m'a le moins plus pour l'instant, les autres m'étant forts sympathiques et beaucoup plus "fouillés".

Voir aussi les avis beaucoup plus enthousiastes de : Lisa Lou, the a-liste, Ankya, Anyuka. Mais aussi celui de La bibliothèque du dolmen.

Lu dans le cadre du

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24 janvier 2011

Mes derniers craquages

En cette rentrée littéraire d'hiver, il y a vraiment beaucoup de livres qui me tentent, bien plus que lors de la rentrée de septembre d'ailleurs !

Donc gros craquage (et encore, je n'ai pas pré-commandé le dernier Arnaldur Indridason, Rivière noire, qui sort bientôt, sans parler de Le signal, de Ron Carlson, qui me fait très envie ! Ni même Automne de Mons Kallentoft (prévu en mars 2011) que je ne vais pas rater au virage parce que ça fait déjà six mois que je piétine d'impatience, après les coups de coeur qu'on été pour moi, Hiver et Eté...

Voici donc l'étendue des dégâts :

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Une si longue histoire a été repéré chez Ys,  - cette tentatrice ! -et j'en ai lu de bonnes critiques un peu partout dans la presse aussi ! Je lorgne depuis un moment aussi sur Brooklyn, le dernier Colm Toibin (excellentes critiques dans la presse également, mais pas encore vu sur les blogs), parce que j'ai toujours l'Irish Attitude  Et arrivé dans ma boîte aux lettres tout seul ou presque :

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En attendant de savourer toutes ces feuilles qui me promettent de bons moments (vives les vacances qui arrivent bientôt!) , je suis toujours en pleine lecture pour le Grand Prix ELLE, avec encore une fois une sélection prometteuse.

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22 janvier 2011

Victoria et les Staveney

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4e de couverture : "Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision. La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque. "

Tout est dit dans la 4e de couverture. Doris Lessing pointe du doigt le racisme larvé d'une gauche anglaise qui se croit "bien-pensante" et exemplaire : la fille de Victoria, métisse, dont le père n'est autre que Thomas, aura droit à une éducation que la société anglaise réserve à une certaine "élite" sociale bourgeoise et riche, tout en laissant les autres sur le bas-côté de la route, en leur réservant de moins bonnes écoles. Ainsi, la famille Staveney, en admiration devant Mary, laissera sur le côté son demi-frère, qui lui n'est pas métisse, tout comme il laissera Victoria hors de leur classe sociale. Pourtant, au début du roman, on aurait pu penser que leurs intentions ne seraient pas celles-ci, les parents de Thomas et d'Edward Staveney ayant tout à fait tenu à ce que leurs fils fréquentent la même école que celle de Victoria.

J'ai trouvé ce dernier roman de Doris Lessing décevant. Les personnages sont parfois à la limite du stéréotype, l'écrivain ne fait qu'effleurer les choses sans vraiment entamer une réflexion sur la société anglaise contemporaine. Bref, pour moi ce roman manque de profondeur et je suis restée sur ma faim. Dommage car cela se lit bien malgré tout et Doris Lessing a fait tout à fait mieux par le passé.

Voir aussi l'avis plus enthousiaste d'Ys.

14 janvier 2011

Failles

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Le 12 janvier 2010, à 16h53 minutes, la terre s'ouvre en Haïti, "Port au Prince [est] chevauchée moins de quarante secondes par un de ces dieux dont on dit qu'ils se repaissent de chair et de sang". Yanick Lahens qui entamait l'écriture d'une fiction, le roman d'amour de Nathalie et Guillaume, voit son projet contrecarré par l'horreur des événements. Pour l'écrivain, il devient alors urgent de témoigner, de raconter, de dire, d'alerter, mais sans exotiser davantage, sans en "rajouter" par rapport à ce que montre les medias, sans tomber dans le voyeurisme macabre et comptable, tout en disant la vérité : "Comment ne pas laisser au malheur une double victoire, celle qui nous broie corps et âme (...) Comment éviter l'enfermement du dedans en ne nous en tenant pas à une simple comptabilité macabre ?(...) Comment éviter l'enfermement de ceux qui nous verrouillent du dehors en attendant de nous que cette comptabilité macabre ? Comment ramener les mots à cet espace paradoxal du jeu, où ils disent et ne disent pas ? Comment donner à la littérature sa part et sa belle part ? (...) Pas un seul jour sans que je n'aie été hantée par ces questions".

Yanick Lahens s'efforce, dans ce récit, de témoigner de ce qu'elle voit, et ce qu'elle voit l'amène à raconter la situation et l'histoire complexe d'Haïti, à montrer ses failles historiques, sociologiques et politiques : "Le 12 janvier 2010 a mis en évidence une catastrophe lancinante tout aussi dévastatrice que le tremblement de terre, notre bilan d'Etat-nation. Mais ce bilan est aussi celui des relations entre les pays du Nord et ceux du Sud." Elle prend appui sur les études d'anthropologues, de sociologues et d'historien pour démontrer que les failles profondes de la société haïtienne remontent à une scission de la nation dans les premières années de l'indépendance, "en deux parties, avec comme point de clivage, la position par rapport au type de développement à adopter" et de l'appropriation de l'outil de production, "qui avait fait de ce territoire la plus riche colonie du monde". En Haïti, Yanick Lahens explique qu'il y a ceux qui ont, les Créoles (mulâtres ou Noirs descendant d'esclaves affranchis ou de Noirs ayant acquis fortune et/ou éducation à l'occidentale au cours des ans) , et ceux qui n'ont pas, les Bossales ("Africains" exclus du partage d'une partie de l'outil de production et désirant le rester). Pour l'écrivain, cette faille est la plus grande ("Je ne connais pas de faille historique et sociale plus grande que celle-là en Haïti. C'est elle qui fabrique l'exclusion depuis plus de deux siècles. Elle nous traverse tous, Bossales comme Créoles. Elle structure notre manière d'être au monde. Elle façonne notre imaginaire, ordonne nos fantasmes de couleur de peau, de classe. Bloque notre société en deux modèles indépassables : maîtres et exclaves").

Yanick Lahens parle de son pays avec un amour immense mais sans concession. Elle reconnaît le travail d'une partie des ONG tout en gardant ses distances car les malheurs des uns peut vite devenir le business des autres (depuis le tremblement de terre, Haïti est devenu "le pays à plus forte concentration d'ONG par habitant", ce qui a fait flamber les prix). Et pourtant, ce n'est pas ce qui sauvera Haïti, d'autant plus que l'aide ne va pas forcément aux nécessiteux, au regard du haut degré de corruption du pays. Haïti a besoin d'aide, elle ne le nie pas pas, mais il faut que Haïti fasse son sevrage de l'aide internationale pour retrouver sa dignité : "Nous somme devenus à la longue des camés, dépendants d'une cocaïne, d'un crack qui s'appelle l'aide internationale. La reconstruction, la vraie, supposerait un accompagnement de qualité venu d'ailleurs (car nous avons besoin d'aide) mais précisément par une cure de désintoxication qui passerait par les affres du sevrage avant le long chemin vers la dignité."

C'est sans doute jusqu'à présent l'un des documentaires lus dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE qui m'a le plus touchée (et lu de surcroît pour mon jury !). Je l'ai trouvé à la fois instructif et extrêmement bien écrit. J'ai appris beaucoup sur l'histoire de l'île. Un livre qui permet de voir largement au-delà du "vernis" médiatique, sans pour autant tomber dans le voyeurisme, grâce à la grande pudeur de l'auteur. Un tour de force qui n'est pas donné à tout le monde. J'espère que mes "collègues" des autres jury auront le plaisir de le lire aussi :).

10 janvier 2011

Silence radio

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Kevin Brace, animateur radio vedette déclare un matin à M. Singh, livreur de journaux de 74 ans et ancien mécaniciens en chef des chemins de fer indiens : "Jel'ai tuée, monsieur Singh, je l'ai tuée", en parlant de sa femme, Katherine Torn, qui gît morte dans la baignoire de l'appartement. Brace n'oppose aucune résistance quand l'agent de police Kennicott vient l'interpeler suite à l'appel téléphonique de M. Singh. Et il n'ouvrira plus jamais la bouche tout au long de l'affaire, se réfugiant dans un mutisme qui affligera autant son avocate, Nancy Parish que l'inspecteur Ari Greene et le procureur adjoint Albert Fernandez, ne communiquant plus que par messages griffonnés sur une feuille et ne révélant aucun indice supplémentaire.

L'originalité du récit repose sur le fait qu'a priori le meurtrier est déjà connu du lecteur et des enquêteurs. L'intrigue repose sur le motif du meurtre et le fait qu'il y ait eu ou non préméditation. C'est du moins ce que l'on croit pendant une bonne partie du livre. Cependant, au fur et à mesure de l'enquête, on découvre que l'affaire est plus complexe qu'elle n'y paraît et surtout que dire "Je l'ai tuée" ne veut pas forcément dire être coupable de meurtre. Robert Rotenberg montre ici un monde judiciaire un peu trop pressé de classer les affaires et de désigner les coupables. Il montre du doigt des procureurs qui n'hésitent pas à commettre "des actes contraires non seulement à la légalité de la procédure mais aussi à leurs obligations devant la cour" pour mieux barrer la route à un jeune procureur débutant et prometteur, Albert Fernandez, fils d'ouvriers et immigré chilien.

Tout au long du roman on découvre la part d'ombre des personnages. Robert Rotenberg cherche là aussi à aller au-delà des apparences. L'agent Kennicott est en fait un ancien avocat reconverti, suite au meutre de son frère et à l'assassinat de ses parents par un chauffard ; Ari Greene, inspecteur de police est fils de rescapé de la Shoah et amant de Jennifer Raglan, chef des services du procureur; la victime, Katherine Torn, était alcoolique et très violente (elle a brisé les cordes vocales de sa mère en tentant de l'étrangler) et elle était la seconde épouse de Brace, lui-même père d'un enfant autiste, qui a été retiré à la garde de sa première femme, Sarah McGill; Sarah McGill est resté en très bon terme avec son ex-mari qui l'aimait toujours, ce que ne supportait pas Katherine. Au fil du récit, les évidences deviennent des incertitudes. Et c'est bien sur une incertitude que se conclut l'intrigue, mais aussi sur une victoire (qu'un innocent ne soit pas condamné à 25 ans de prison) grâce à une équipe volontaire de policiers, juges et avocat, soucieux des procédures, et attentifs aux détails.

Ce roman policier a également l'originalité de mettre en scène à la fois le monde de la justice et celui de la police, celui du petit monde grouillant et sans pitié du Old City Hall de Toronto (titre V.O. du livre, d'ailleurs). Le suspens devient de plus en plus haletant au fil des pages. Le style simple, reposant sur de nombreux dialogues et une description des problèmes contemporains de Toronto (les embouteillages!) en font un livre agréable à lire dans lequel on s'immerge facilement.

C'est le premier roman de l'auteur, avocat de son état. Et je pense qu'on risque d'en entendre reparler. Une belle découverte.

Lu dans le cadre du

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8 janvier 2011

L'indésirable

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Le docteur Faraday, médecin d'une quarantaine d'années, issu d'un milieu modeste, est appelé par hasard dans le manoir où sa mère était domestique quand il était enfant, trente ans auparavant, et où avait lieu tous les ans la fête de l'Empire qui réunissait toute la noblesse du coin . Mais Hundreds Hall n'a plus la splendeur d'autrefois. C'est à présent une demeure délabrée où survit la famille Ayres, ou du moins ce qu'il en reste : la mère et ses deux enfants d'une vingtaine d'années, Caroline et Roderick, ainsi que le vieux chien Gyp. D'emblée, Betty, 14 ans, la toute jeune domestique de la maison pour qui il a été appelé, informe le docteur Faraday que la maison a quelque chose d'étrange qui l'effraie, qu'elle est froide, lugubre, malsaine. Hundreds Hall a en effet vu mourir son propriétaire et avant lui la première fille de la famille, Suzann. Roderick, le fils, est revenu de la guerre avec des troubles mentaux et une jambe abîmée que le docteur Faraday tentera de soigner. Faraday, dont on ne connaitra jamais le prénom, va ainsi lier des liens d'amitiés avec les Ayres et être le témoin impuissant de leur lente agonie. Au fur et à mesure, des phénomènes étranges se multiplient, mettant à mal le cartésianisme de la famille, sans pour autant ébranler celui de Faraday. Le lecteur oscille sans cesse entre ce que pensent les habitants du manoir (il est hanté) et l'avis du médecin qui est tout autre (même si à la fin il hésite dans son dernier verdict).

Sarah Waters, dans ce roman, flirte avec le fantastique sans toutefois franchir vraiment le pas. Elle laisse le lecteur se faire un avis sur la question. Elle reprend les codes du roman gothique victorien pour raconter l'agonie d'une famille noble incapable de s'adapter au monde moderne et hantée par ses fantômes jusqu'à la folie. Les personnages sont tous très attachants. Caroline est une jeune femme très forte et indépendante, mais également très attachée à son rang social : elle refusera le mariage avec Faraday, le modeste médecin de campagne, lui reprochant justement de se voir déjà comme châtelain. Ce qui n'est pas faux. Car on finit par se demander si Faraday est amoureux de Caroline ou de la maison, et si ce n'est pas plus ce qu'il deviendrait en épousant Caroline qui l'intéresse (ses "relances" auprès de Caroline finissent par agacer).

Sarah Waters parvient à merveille à envoûter le lecteur. Cependant, je suis un peu restée sur ma faim parce que j'ai le sentiment qu'elle abandonne parfois un peu trop facilement les pistes qu'elle ouvre (pourquoi le chien a mordu l'enfant ?, pourquoi y avait-il des traces de brûlures au plafond ?) et parfois on frôle l'invraisemblable (l'attitude des bonnes qui vont jusqu'à préparer la gamelle du chien et se demandent où il est passé avant de se rappeler qu'il a été euthanasié!). Un livre qui emprunte certes à Poe, Hoffmann, Brontë et tant d'autres, (j'ai pensé au Horla de Maupassant, pour le personnage de Roderick), mais sans vraiment aller plus loin dans la réflexion. Ce roman est donc une lecture plaisir, avec parfois quelques longueurs (je me suis parfois un peu ennuyée trouvant que le récit piétinait). On passe toutefois un bon moment et ça se lit très facilement, malgré les 700 pages.

C'est le premier roman que je lis de Sarah Waters. J'ai Du bout des doigts dans ma PAL, qui m'a l'air tout à fait différent.

Voir aussi les avis d'Ankya, de Liza Lou, d'Anyuka et d 'Aurore.

Lu dans le cadre du

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28 décembre 2010

Avec vue sur l'Arno

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4e de couverture : "Lucy Honeychurch n'aurait jamais pu partir à la découverte de l'Italie comme toute jeune Anglaise de bonn famille sans la surveillance d'un chaperon zélé, sa cousine Charlotte. A leur arrivée à Florence, les deux voyageuses constatent avec dépit que la chambre qui leur a été réservée n'a pas de vue sur l'Arno. En violation de toutes les convenances, deux inconnus, M. Emerson et son fils George, leur proposent de leur échanger la leur qui, elle, donne sur le fleuve. L'attitude cavalière de George envers Lucy et le peu de résistance qu'elle lui oppose poussent Charlotte à décider d'abréger leur séjour. Mais le hasard va de nouveau réunir les Emerson et les Honeychurch, en Angleterre cette fois... Un roman délicieux sur l'éveil des sentiments et le poids des conventions sociales par un des maîtres de la littérature anglaise."

S'il y a des personnages que l'on a vraiment envie de "claquer" du début à la fin, c'est bien cette vieille fille de Charlotte qui a un avis sur toutes choses et, de préférence, à la place des autres, en particulier, évidemment, de sa cousine Lucy. On ne peut lui trouver aucune qualité, mais bien que de l'hypocrisie (la fin du roman est d'ailleurs édifiant à son égard). L'autre personnage très agaçant et Cecil, le fiancé de Lucy. Il n'a pas encore compris que penser à la place des gens, et surtout des femmes, ne va pas beaucoup l'aider.
Quant aux Emerson, ils sont "excentriques" au regard de leur époque. Ils ne réflèchissent pas aux conventions, ils font ce qui leur semble bien. En particulier George, franchement impulsif ! Toute l'intrigue reposant sur ce fameux baiser volé à Lucy au milieu d'un pré de violettes.

Si j'ai eu quelque peu de mal à entrer dans l'histoire pendant les deux premiers chapîtres, je me suis totalement laissée emporter pas les pages suivantes. J'ai beaucoup apprécié l'ironie très sarcastique de E. M. Forster, son  humour (et je pense qu'il faut relire le livre une fois terminé car la narration est riche, dense et laisse sans doute échapper des choses). De l'originalité dans la narration elle-même où le narrateur commente l'attitude des personnages.

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir cet auteur, et en particulier ce roman,  dont je n'ai lu quasiment que de bonnes critiques. C'est chose faite et j'ai eu de la chance car l'ouvrage n'est plus édité en France, ce qui est assez incompréhensible. On le trouve cependant d'occasion (mais à un prix déraisonnable) ou dans les bonnes bibliothèques. Je ne sais pas si c'est également le cas pour ses autres roman, mais j'espère que non, car j'ai l'intention des les découvrir, en particulier Sur la route des Indes.

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