17 mars 2010

La mécanique du coeur

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4e de couverture : "Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve... "

Tout est dit, dans cette histoire d'amour sous forme de conte fantastique au charme désuet. J'ai beaucoup aimé cet univers à la Tim Burton, par le chanteur du groupe Dionysos. Un style très simple à l'allure enfantine. Je crois même que ce livre a fait l'objet d'une comédie musicale.

Une jolie lecture de printemps que je vous conseille, c'est très divertissant !


19 décembre 2009

L'élégance du hérisson

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4e de couverture : « Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

L'histoire d'une rencontre entre 3 êtres qu'a priori tout sépare :

- une petite fille riche, mal dans la "méprisable vacuité de l'existence bourgeoise", avec un père "député après avoir été ministre et (qui) finira sans doute au perchoir, à vider la cave de l'hôtel de Lassay" et une mère  "éduquée", un doctorat de lettres en poche, qui passe son temps à assommer les gens avec des références littéraires

- une concierge "si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges".

- un Japonais

Tout part de là : de  "l'imaginaire collectif" de notre société - bourgeoise - où le paraître prime sur l'être.

Une très belle histoire d'une vraie amitié où l'intelligence, au-delà des préjugés, permet d'aller à la rencontre de l'Autre.

Muriel Barbery prend le parti-pris de Marx et donc le contre-pied de la "bourgeoisie": elle écrit un roman dérangeant, qui n'a sans doute pas plu à tout le monde, mais que je trouve intelligent et doté d'un humour ravageur. Un pied de nez à l'apparente conformité des choses. Un coup de griffe à la France d'"en-haut".

La fin m'a fait sourire : image fatale du hérisson qui traverse la route !

Le seul bémol : le style, auquel j'ai eu du mal à adhérer.

Je n'ai pas vu le film qui a été tiré du film (une fois de plus!).