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4e de couverture: « Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Ève ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. »

Je suis une fan d'Amélie Nothomb, (même si ses 2 derniers romans m'ont vraiment déçue).

Elle raconte ici un épisode de sa vie au Japon en 1989-1990. Une idylle amoureuse alors qu'elle avait décidé d'apprendre le japonais, d'une manière pour le moins singulière : "Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français." C'est ainsi qu'elle rencontre Rinri qui étudie le français à l'université de Tokyo. Une idylle toute aussi singulière s'ensuit.

"Les pires accidents de la vie sont langagiers. Un soir de semaine, après minuit, tandis que le sommeil m'e.mportait par le fond, Rinri me demanda en mariage pour la deux cent quarantième fois. Trop fatiguée pour être évasve, je répondis non et m'endormis aussitôt
Au matin, près de mon écritoire, je découvris un mot du garçon : "Merci je suis très heureux.""

J'ai pas mal ri en lisant. L'humour d'Amélie Nothomb n'est jamais moqueur. Le ridicule des situations dépasse souvent les deux amis (loin d'ici est le cliché des amoureux transis)... Un roman autobiographique sur la différence culturelle et la découverte de cette différence. C'est, à mon avis, le principal intérêt de ce récit divertissant.

Je l'ai lu à sa sortie en 2007 et je compte bien le relire avant mon départ.